top of page

S.M. Nguena Soffack Albert Dylan prend les rênes après 10 mois de vacances du trône

CHEFFERIE FOMENKEU

La chefferie Fomenkeu dans le groupement Bafou, département de la Menoua a un nouveau Chef, S.M. Nguena Soffack Albert Dylan, 26 ans. Il a été désigné, le 7 mars 2026, lors des obsèques de son géniteur, feu S.M. Nguena Yarro Gilbert. Mettant ainsi fin à 10 mois de vacances du trône de cette chefferie de 3e degré qui est en proie depuis 43 ans de querelle de clocher sur la légitimation de l’occupant du trône.






Le village Fomenkeu dans le groupement Bafou, département de la Menoua était en effervescence le 6, 7 et 8 mars 2026 à l’occasion de la double cérémonie des obsèques officiels de feu Sa Majesté Fomenkeu II, Nguena Yarro Gilbert et la désignation de son successeur. En effet, après le décès en avril 2025, de leur chef, S.M. Fomenkeu II Nguena Yarro Gilbert, cette chefferie est restée sans chef pendant dix (10) mois. Et pour cause, les batailles vives pour la succession. C'est finalement le 07 mars dernier que cette chefferie de 3e degré a connu la désignation de son nouveau chef, S.M. Nguena Yarro Gilbert, 26 ans. Mettant plus ou moins ainsi fin à des batailles autour de cette succession. Mais aussi en faisant respecter la volonté du défunt dont les 43 ans de règne n’ont pas été un long fleuve tranquille. Puisque lui-même a été farouchement combattu. Ses adversaires n’ont eu de cesse de l’accuser à tort ou à raison d'usurpateur. Lorsque cet argument ne prospérait pas, il le qualifiait d’illettré qui n’était pas qualifié pour diriger un village truffé des intellectuels. Où on compte des Professeurs agrégés, Ingénieurs, Docteurs, Diplômés de grandes écoles. Certains sont même allés jusqu’à évoquer l’infirmité de sa mère, la Reine Tiofack Salome qui était née avec un pied plus court que l'autre afin d’arguer qu’elle ne pouvait pas être la femme dont l’enfant devrait être désigné même sur le plan testamentaire comme leur guide.

C’est ainsi que quelques années après avoir pris les rênes de cette chefferie, ces dissidents en profiteront d'un malentendu pour le faire écrouer à la prison centrale de Douala/New-Bell où il passera plusieurs mois en détention. S.M. Gilbert Yarro Nguena ne sera libéré que grâce à l’intervention de certains autres élites, courroucées par l’allure que prenait cette guéguerre. Cette crise va entrainer la division des fils et filles de ce village et même au sein des princes. Avec d'un côté, les fondeurs qui se recrutent parmi le gratin des intellectuels qui font prévaloir leur capacité d’avoir des bras longs de jour comme de nuit. Et de l’autre côté, ceux dont ils qualifient « des illettrés » parce que composé en majorité des opérateurs économiques. A sa sortie de prison, sous les conseils de sa mère, Ma'a Salima, il décide de quitter la case royale pour se réfugier dans la minuscule case en briques de sa mère qui ne cessait de déclarer : « J'ai déjà perdu un enfant et je ne souhaite pas en perdre un autre. Reste près de moi. Je n'avais rien demandé ». C’est ainsi qu’avec ce retrait volontaire, certains frères de la dissidence en profiteront pour dilapider le patrimoine de la chefferie pourtant placé sous scellé. Après que cette situation conflictuelle ait perduré pendant plusieurs années, certains dissidents décidèrent de se repentir et d’œuvrer à restaurer S.M. Yarro Gilbert Nguena dans ses droits afin de jouir pleinement de son statut de Chef de la dynastie Fomenkeu II.





La chefferie sortira-t-elle de 43 ans de turbulence?

Malgré tout, ses adversaires ne décolèrent pas. Ils saisissent les tribunaux soit pour contestation la légitimité du Chef, soit le statut de la chefferie, soit la vente des biens du patrimoine, etc. Cette querelle de légitimité du trône en en plus finir va se déporter aussi dans le monde invisible. C’est ainsi que S.M. Fomenkeu II Yarro Gilbert Nguena devient l'ombre de lui-même. Au point que ses décisions et ses choix laissent son entourage dubitatif. Des décisions qui prennent des allures de conte de fée. A l’instar des projets irréalisables. Comme si cela ne suffisait pas, lui aussi est accusé de se lancer dans la vente des biens immobiliers du patrimoine familial. Il ne va pas s'arrêter là. Même ses biens personnels seront dilapidés. Sa famille nucléaire va clamer urbi orbi leur délaissement. C'est la déception générale. « Mon père a été victime du phénomène de la main percée », rapporte sa fille aînée lors de son témoignage pendant les obsèques. Ne pouvant donc plus le combattre frontalement, les dissidents le rendent inapte à toute rationalité. Ses enfants en payeront le prix fort. Car, abandonnés à eux-mêmes. C’est ainsi que la descente aux enfers va se poursuivre allégrement. Les conséquences seront désastreuses pour cette chefferie de 3e degré jadis prospère. Le patrimoine immobilier, à la mort de leur géniteur, S.M. Nguena Martin, évalué à des milliards de francs CFA va se retrouver quasi-totalement dilapidée par les deux camps.

Le bilan de 43 ans de règne de S.M Yarro Gilbert Nguena est sans appel : « Chefferie fantôme ». On y croirait être dans la caserne de Tabata la sorcière. Aucune réalisation effectuée. Pour les obsèques officielles, les princes et princesses ont badigeonne la case royale et tapissé le sol pour éviter la honte dans tout le prestigieux Groupement Bafou. Si le choix d’un successeur est secret voir mystérieux, les éclairés du villages Fomenkeu disent comprendre le choix du défunt Chef. Puisque S.M. Nguena Yarro Gilbert a décidé de confier entièrement le destin de cette chefferie Fomenkeu, à sa deuxième génération afin que s’ouvre une nouvelle ère. La jeunesse du nouveau Chef Nguena Soffack Albert Dylan, 26 ans ; son Tchuietie (1er adjoint) : Nguena Cabrel qui a à peine la majorité ; et son Sa'a (2è adjoint), Nguena Baker, 46 ans en dit long. Il n'aura pas oublié le genre. Tiofack Baviola, environ 30 ans est la Maffo. La grande victoire est qu’après cette querelle de chiffonnier pendant dix (10) mois pour changer la succession au gré des intérêts peu orthodoxe de certains, sur la diligence du Chef supérieur du Groupement Bafous, SM Victor Kana II et quelques dépositaires testamentaires, le respect de la volonté du défunt Chef, Nguena Yarro Gilbert aura prévalu lors de cette double cérémonie des obsèques du Chef et de la désignation de son successeur. Toutefois, les fils et filles de ce village souhaitent croire à un happy end pour que tous regardent dans la même direction, celle de la restauration de cette chefferie, du développement de ce village afin qu’il retrouve son hégémonie dans le quota des villages qui constitue le Groupement Bafou. Mais plusieurs observateurs avertis restent sceptiques sur les intentions des dissidents du défunt Chef.  Vont-ils finalement s’aligner ? Seuls les lendemains nous en diront. Mais les indicateurs laissent voir que le chemin reste

parsemé d'embûches.




André Som N.

(source Sandrine Tonlio)

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • Facebook
  • Twitter
WhatsApp Image 2023-07-27 at 17.40.26 (1).jpeg
bottom of page