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Des responsables des médias et blogueurs mobilisés pour une assurer l'intégrité des informations en période électorale

ELECAM – ONU


Dans le cadre de l’assistance technique que l’ONU apporte à Elecam, la Coordination du système des Nations Unies au Cameroun a organisé deux rencontres à Douala, le 31 juillet 2025 avec les patrons de presse et les responsables des organisations socio-professionnelles des médias, puis le 1er août 2025 avec les créateurs des contenus digitaux. Il était question de les inviter à contribuer à l’intégrité de l’information tout au long du cycle électoral que va connaitre le Cameroun en 2025 et en 2026.



Officiellement ces rencontres ont été présentées comme des travaux de plaidoyers et de mobilisations des patrons de presse, des leaders des organisations des professionnelles de la presse, et des producteurs des contenus digitaux sur l’intégrité de l’information électorale pendant le cycle électorale 2025-2026 au Cameroun. Essentiellement, ces rencontres se sont réduites à éclairer ces différents acteurs du secteur de la communication sur le cadre de coopération entre l’ONU et ELECAM qui s’étend de 2025 à 2027. Signé le 9 mai 2025, cette collaboration est alignée sur le plan-cadre de Coopération en ligne avec les Priorités Nationales de Développement (UNSDCF) pour la période 2022-2026 au Cameroun. Elle est née d’une sollicitation émise par ELECAM, en mai 2024 pour une assistance technique à l’organisation des élections présidentielle, régionales, législatives et municipales prévues entre 2025 et 2026. Les deux parties vont mettre sur pied une « Tasforce » en mai 2025 ce qui va constituer de ce fait une étape importante et incontournable dans le processus démocratique nationale. Parce que ces joutes électorales constituent une étape fondamentale pour le renforcement de la normalité politique et institutionnelle. L’objectif de ce projet est de contribuer à la création et au maintien d’un climat de confiance et de sérénité entre les principaux acteurs électoraux, de renforcer les capacités du personnel d’Elections Cameroon et des agents de terrain dans la préparation et la gestion des élections. Mais aussi de promouvoir la participation citoyenne inclusive et l’éducation civique durant ce processus électoral.

C’est dans cette perspective que l’ONU à travers ces Agences : UNESCO (en tant que lead), le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (CNUDHD), le PNUD, et ONU FEMMES, avec la collaboration d’autres partenaires techniques et institutionnels, a initié une série d’initiative visant à améliorer de la contribution des professionnels de médias pour des processus électoraux pacifiques et respectueux des droits humains en Afrique Centrale. De ces rencontres de Douala, les panélistes parmi lesquels, le Coordonnateur du Système des Nations Unies au Cameroun, Stean Auguste Tshiband ; le Responsable des Programmes, Fonyuy Kiven Timothy ; le Responsables a.i de la Communication de l’Unesco, Serge Banyimbe, Danielle Kana de ONU Femmes avec les interventions audios des responsables des questions politiques et de démocratie au siège de l’ONU vont clarifier sur les cinq axes d’interventions de l’ONU dans le cadre de l’assistance technique qu’elle apporte à ELECAM. Précisant que l’ONU ne va pas au-delà des mandats qui lui ont été données dans les pays où elle intervient, ne fait ni la diplomatie de la dénonciation, ni la diplomatie du mégaphone, évite de transmettre la panique et la peur comme lors de l’avènement de la Covid-19, … En somme, ils vont préciser que dans le cadre de cette collaboration technique avec ELECAM, l’ONU n’intervient pas dans la globalité du processus électoral. Son champ d’intervention se réduit à appuyer ELECAM dans le développement des capacités de son personnel, et celui des commissions mixtes.



Vers la mise sur pied d’un écosystème médiatique coordonné

Pour ceux qui y voit un retard dans le déploiement, il sera précisé que cette assistance n’est pas focalisée sur l’élection présidentielle certes plus sensible et plus importante mais qu’elle s’étend jusqu’en 2027. Et d’ajouter que dans les pays où l’ONU a apporté son assistance dans les processus électoraux, la satisfaction des différents acteurs a été grande. Notamment dans le microcosme médiatique où il a été instauré une synergie des médias qui continue à prospérer. Cependant, il a été précisé qu’il y a des pays où le mandat de l’ONU a porté sur l’apport logistique et même sur la certification des résultats des élections. Ces rencontres font suites à celles des 25 et 26 juin 2025 à Yaoundé, où les différentes parties prenantes au processus électoral ont été réuni afin de garantir des élections apaisées et inclusives sur le thème : « Préserver l’intégrité électorale et prévenir les risques pour des élections apaisées, inclusives et transparentes en 2025 et 2026 au Cameroun ». Ce d’autant plus que l’implication et la participation des personnalités devant concourir au suffrage des électeurs ne se limitent plus à la simple représentation mécanique comme c’était souvent le cas lors des précédents processus électoraux. Surtout que les processus électoraux modernes imposent aux partis politiques et candidats d’agir à toutes les étapes du processus électoral afin d’assurer la protection des intérêts des candidats, notamment par le biais d’un contrôle qualitatif des opérations électorales. Ce d’autant plus qu’une telle mission ne saurait être l’exclusivité de l’administration électorales pour le contrôle et l’évaluation de ses actions, ni celles des électeurs ; de la société civile, des médias, ou encore de la communauté internationale.

A cet effet, les partis politiques sont appelés à déployer des représentants chargés conformément à la loi de veiller tout comme les observateurs de la société civile à la réalisation des activités et opérations ayant lieu avant, pendant et après les opérations électorales. Si l’objectif de la rencontre multi-acteurs (leaders politiques, dirigeants des Osc, responsables des médias, Groupes religieux, …) de juin dernier visait à encourager le dialogue continu et pacifique afin de renforcer l’inclusivité  et de donner davantage de visibilité aux artisans locaux de la paix, celui des journalistes visait à instaurer un écosystème médiatique coordonné qui fédère les organes de presse et les organisations professionnels des médias d’une part et les producteurs des contenues digitaux d’autres part autour d’un projet commun de préservation de l’intégrité de l’information tout au long de ce cycle électoral. Des travaux en ateliers ont permis d’engager la réflexion sur : - la construction d’un modèle de synergie des médias pour la couverture des élections au Cameroun ; - l’évaluation des besoins en renforcement des capacités des médias pour assurer une couverture électorales qui respecte l’intégrité de l’information ; - fédérer les créateurs de contenu digital et les influenceurs au sein d’un écosystème d’information responsable en établissant des ponts avec les médias traditionnels, en déployant des outils des vérifications spécifiques aux plateformes numériques et en structurants des mécanismes de riposte collaborative contre la désinformation ; promouvoir la représentation des femmes journalistes et renforcer leurs capacités en matière de couverture électorale. L’amendement du code conduite sur les principes et bonnes pratiques pour garantir une couverture équitable dans le respect du genre, et la prévention de la désinformation et la prolifération des discours de haine a aussi fait l’objet d’une préoccupation pendant les travaux. Toute chose qui a permis de relever les écueils et les difficultés de réalisation de ces objectifs dans l’environnement camerounais qu’on sait très complexifié.



Mathieu Nathanaël NJOG




Article publié dans le journal Le Canard Libéré du Cameroun

www.lecanardlibere237.com


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