L’Appel des Forces du Changement pour mettre fin à 43 ans du système au pouvoir
- Mathieu Nathanael NJOG

- 27 août 2025
- 5 min de lecture
PRESIDENTIELL 2025
Le Groupe de Douala s’élargit avec d’autres Groupes (Les Patriotes du Changement au Cameroun, Soif d’Avenir) et Alliés ayant les mêmes aspirations pour constituer un Consortium sous la dénomination des Forces du Changement. Il a donné sa première conférence de presse le 27 août 2025 au siège du MANIDEM au cours de laquelle il a lancé un appel à l’unité du peuple, des candidats et des partis politiques pour désigner un candidat consensuel qui semble la seule voie pour satisfaire à la volonté manifeste de la majorité des Camerounais de mettre fin à 43 ans d’un système « dictatorial » au pouvoir qui a maintenu le peuple dans la misère, volé son avenir et détruit ses seuls acquis.

Lors de la conférence de presse donnée par le Consortium : les Force du Changement que représentait Sam Mbaka, Anicet Ekani, et Djeukam, membres du Groupe de Douala ; et Vincent Nkong Njock, représentant du Groupe : Les Patriotes du Changement au Cameroun (LPCC) ; en l’absence des autres alliés excusés : Pr. Julius Ngoh et Me Harissou, ont rappelé que la mutualisation affective de ces différents groupes a été motivée par « la volonté de construire une dynamique unitaire au sein de l’opposition camerounaise visant à créer une large coalition électorale sur la base d’un programme minimum commun de refondation du Cameroun qui sera porté par un candidat consensuel ». L’opération est menée dans la discrétion, le calme, la patience et la détermination auprès des onze (11) autres candidats retenus ou recalés à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, des partis politiques, des coalitions et alliances politiques, des acteurs de la société civile et enfin et surtout du peuple Camerounais qui sera témoin et juge de tous. Car l’intérêt du peuple sera la seule boussole du Consortium. « Celui de la désignation d’un candidat consensuel qui semble la solution idoine pour mettre fin à 43 ans d’un régime corrompu qui a écrasé la vie du peuple Camerounais, dévoré leurs ressources et volé leur avenir ». A cet effet, le consortium souhaite que les différents acteurs cibles doivent : - Taire leurs égos, cesser les calculs personnels, et éviter les divisions pour laisser place à l’union sacrée qui est la seule voie pouvant mener au changement.
Toutefois, le consortium est conscient qu’il ne sera pas possible d’avoir un candidat unique de l’opposition et que les candidats ne se valent pas. Certains y sont allés pour l’affichage. Mais au stade actuel : « Il y a ceux qui sont favorables à la démarche consensuelle, et il y a ceux par leurs déclarations qui se sont mis en marge, même s’il n’est pas exclu que ces derniers rejoignent la dynamique par les désistements de dernière minute. Parce qu’il est question de créer un rapport de force pour que ce soit la masse populaire qui pousse encore plus les candidats de l’opposition vers cette démarche dans sa volonté de reprendre son destin en main », a déclaré Anicet Ekané. Et Sam Mbaka d’ajouter : « Les candidats de l’opposition doivent faire preuve de l’humilité, c’est pourquoi notre démarché ne va pas plus vite ». Pour le Consortium, le candidat du consensus ne sera pas le plus beau, le plus fort, le plus intelligent, ou le plus populaire. Son choix va s’appuyer sur des critères en partie objectifs qui ne sont pas absolus, et subjectifs qu’on sait relatifs, mais aussi des considérations subjectives que l’on peut aimer ou non, mais qui peuvent même être contestables mais qui se voudront réalistes parce que tenant compte de la masse critique qui seule peut porter cette poussée populaire capable de déterminer celui qui peut être roi ou faiseur de roi. Ceci dans le seul but de « balayer ce système inique ».

Qui sont ceux qui vont adhérer à la dynamique d'un candidat consensuel ?
Raison pour laquelle, il ne vient pas mettre en place son idéologie mais acceptera d’exécuter le projet minimum commun. Basé des piliers tels que : - une transition de cinq (5 ans) renouvelable une fois pour conduire vers une 3è République ; - une reforme de la Constitution et du Code électoral pour bâtir la paix et la justice ; - un vrai contrat social avec une gouvernance nouvelle ;- un gouvernement d’union nationale ; - et l’intégration décisive de la diaspora qui est estimée à 6 millions de personnes soit près de 15% de la population camerounaise, envoient au pays plus de 375 millions de dollars (187, 5 milliards de FCFA ) en 2023 soit près de 4% du budget national. Un apport supérieur à la Banque Mondiale et le FMI réunis. Curieusement, ces fils et filles du Cameroun ne peuvent pas voter, ont de la peine de venir inhumer leurs parents, paient un visa pour rentrer chez eux et parfois sont menacés, traqués, et arbitrairement mis aux arrêts pour leurs opinions. C’est dire que pour être le Consortium, il ne s’agit pas simplement d’un candidat de l’opposition, mais bien du candidat des forces du Changement. Et ce n’est qu’ainsi que cette union des forces pour le changement donnera l’espoir à ce peuple meurtri et avili afin de créer un déclic pour une mobilisation populaire sans précédent qu’’il faudra capitaliser pour chasser le système au pouvoir qui brille par une gestion catastrophique. C’est pourquoi, il estime que le peuple aura un rôle déterminant à jouer en allant massivement aux urnes, mais aussi en contrôlant et protégeant son vote.

Il faut compter pour cela sur un peuple dont l’exaspération a été multipliée depuis 92. Mais aussi en tenant compte des indicateurs perceptibles de fébrilité et d’affaiblissement du système au pouvoir. Pour le Consortium, il y a lieu de mettre fin à un Cameroun confisqué par une poignée de personnes qui a un enrichissement illicite ostentatoire au détriment de la majorité qui est maintenue dans la paupérisation rampante et dans une psychose de peur en utilisent la politique de la répression et de l’arbitraire et des emprisonnements fantaisistes pour se maintenir et se pérenniser par génération successive. Pour y parvenir, il faut la transparence, la mobilisation et le contrôle des votes voir même être près à prendre le pouvoir au cas où le résultat des urnes déclara vainqueur le candidat des Forces du Changement, même si le Conseil Constitutionnel s’amuserait a déclaré vainqueur quelqu’un d’autre que celui de la vérité des urnes. « On n’est pas obligé de les avoir tous, mais ce qui importe c’est de s’entendre sur un programme de transition et de suivre la volonté du peuple », souligne Sam Mbaka. Evidemment, la volonté du peuple est au premier plan dans cette action. « Notre objectif principal c’est le peuple. C’est au peuple qu’on s’adresse de manière prioritaire. Car l’histoire du Cameroun nous apprend que le peuple camerounais, depuis son indépendance n’a jamais véritablement eu l’occasion de choisir ces dirigeants. Ahidjo nous a été imposé par l’administration coloniale et par la suite il nous a imposé Biya », a indiqué Djeukam Tchameni. Devant quelques réservent de la presse, le Consortium assure sa détermination à atteindre ses objectifs à tout prix mais pas à tous les prix. Car, il soutient que « la refondation est pour le Cameroun une urgence essentielle, un impératif éthique et une incontournable exigence politique ».
Mathieu Nathanaël NJOG
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