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L'excellence opérationnelle et le génie de l'écosystème camerounais vont en conquérant à l'international

11 juil.
6 min de lecture

FINALE NATIONALE DU POESAM 2026

Le rideau est tombé. Les projecteurs de la grande salle du Best Western à Douala se sont éteints ce 6 juillet 2026, laissant place aux échos des applaudissements et à la certitude d’avoir assisté à un moment charnière pour l’entrepreneuriat technologique au Cameroun. La 16ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) a livré son verdict national, dévoilant un quatuor de lauréats d'exception prêts à conquérir le continent.

 

Le verdict du 6 juillet 2026 à Douala ne s’est pas contenté pas de récompenser des porteurs de projets, il a validé des solutions technologiques matures, taillées pour répondre aux urgences structurelles du Cameroun et du continent. Ainsi, le 1er Prix est revenu à Juvis Anzia. En décrochant la dotation majeure de 8 000 000 FCFA, son initiative sur l'innovation de rupture avec INTELLIBRA démontre que la MedTech n'est plus une perspective lointaine pour le Cameroun, mais une réalité opérationnelle. Se positionner au sommet d'une compétition aussi sélective exige un projet doté d'une barrière à l'entrée technologique forte et d'un marché adressable immense. INTELLIBRA coche toutes ces cases en apportant une réponse concrète à des problématiques de santé publique majeures. C'est le triomphe d'une recherche-développement locale mise au service de l'humain. Le 2ème prix est attribué à Isaac Touza, récompensé à hauteur de 4 500 000 FCFA. Ce choix du jury souligne l'importance des solutions connectées aux réalités locales, là où l'impact social rencontre l'efficacité terrain. Qu'il s'agisse de gestion des ressources, d'agriculture ou de développement communautaire, son initiative NDEMRI prouve que l'innovation camerounaise sait faire preuve d'une agilité remarquable pour optimiser les processus traditionnels et créer de la valeur là où les besoins sont les plus criards. Le 3ème Prix a été décroché par Arolle Aguekeng avec son initiative IDEM, soutenue par une dotation de 3 500 000 FCFA. IDEM s’attaque à un point de douleur systémique du continent : accompagner l’entrepreneur du business plan à l’identité visuelle, jusqu’au déploiement d’applications sur des serveurs localisés en Afrique.

En simplifiant le parcours entrepreneurial grâce à l'Intelligence Artificielle, IDEM agit comme un catalyseur pour les autres créateurs de valeur. Et le Prix Spécial Féminin a été remis à Murielle Kombou Komga avec l’initiative GAIACORE pour une dotation de 3 500 000 FCFA. Preuve que l'innovation n'a pas de genre, mais elle a des championnes. Au-delà de l'enveloppe financière, c’est l’accompagnement personnalisé de 6 mois au sein d’Orange Digital Center qui donnera à IDEM l'assise technique et stratégique pour changer d'échelle. C'est la démonstration concrète que l'IA peut être démocratisée pour devenir un levier de création d’entreprises massives. L'introduction de cette distinction n'est pas une simple clause d'inclusivité ; c'est la reconnaissance managériale du rôle pivot que jouent les femmes dans la Tech. GAIACORE incarne cette approche où la technologie se met au service du développement durable et de la transition verte. En propulsant Murielle Kombou Komga parmi les ambassadeurs nationaux, le jury rappelle que la transition écologique et sociale de l'Afrique passera par des leaders audacieuses, capables de lier rigueur technique et responsabilité environnementale. Pourtant, ce que le public a contemplé pendant ces quelques heures de pitchs intenses et d’émotions partagées n’est que la partie émergée d’un monumental iceberg. Derrière les trophées brandis, les enveloppes globales de 19 500 000 FCFA distribuées et les sourires photogéniques, se cachent cinq mois d'un travail titanesque. Cent cinquante jours d’un marathon invisible où la gestion de projet pure a dû s'allier à une intelligence émotionnelle de chaque instant.


Organiser un tel déploiement exige un alignement parfait des planètes managériales : pilotage millimétré des parties prenantes, résilience face aux imprévus techniques, et une agilité constante pour transformer les frictions logistiques en symphonie événementielle. Ce « clap de fin » est avant tout le triomphe d'une exécution rigoureuse. On a coutume d’admirer les lauréats sous la lumière des projecteurs. C’est la loi du genre. Mais l'observateur avisé sait que la qualité d'un écosystème se mesure à la force de ses structures d'accompagnement. Au cœur du réacteur de cette réussite, une équipe s'est mobilisée jour et nuit dans l’anonymat des coulisses d'Orange Digital Center (ODC) Cameroun. De l'accueil pointilleux à la coordination technique, des stagiaires aux managers chevronnés, l'événement a fonctionné comme une horloge suisse. C'est ici que la notion de transmission prend tout son sens. Dans cet incubateur de talents, l'apprentissage est quotidien, les idées circulent sans barrières et la hiérarchie se transforme en mentorat. Voir une équipe composée de figures clés telles que : - Freddy Oyono et Marlene Bema Manga Koutta, - Corine Flore Fonkoue et Diana Mbakop Bouli, - Calvin Koudanbe et Patrice C. Meka, - Arthur Nsongan et Loic Arnaud Ebanga, - Hublo Ulrich Tchakoute Nana, Jordan Mbiangue, Rheann Kellendra Ndi Mbezele et Hervé Kengni ...se mouvoir avec une telle cohésion est une véritable leçon de management. Ils ont prouvé que la réussite d'un projet d'envergure nationale repose sur un postulat immuable : l'humain est le premier capital.

 

La Masterclass de Cyrille Bojiko : L'art de transformer l'idée en impact

Une bonne idée sans une communication percutante reste un secret bien gardé. L’une des grandes forces du POESAM 2026 aura été de ne pas parachuter les candidats devant le jury sans armure. L'intégration d'une masterclass de haut niveau, animée par notre confrère le virtuose Cyrille Bojiko, s'est avérée être le facteur X de cette finale. L’art du pitch, la gestion du stress, la posture scénique, la clarté du message socio-économique : les finalistes ont reçu des clés indispensables. Ce partage d'expérience brute a transfiguré les prestations sur scène. En offrant ce type de mentorat, Orange Cameroun démontre que son engagement va bien au-delà de la simple dotation financière. Il s'agit d'un investissement structurel dans les soft skills des entrepreneurs, garantissant que, quel que soit le résultat final, chaque participant repart enrichi d’un bagage managérial supérieur. « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Ce vieil adage a trouvé sa pleine illustration lors de cette édition. Le POESAM n'est plus seulement le prix d'une entreprise ; c'est une coalition nationale pour le développement. La vision portée par le Top management d'Orange Cameroun, incarnée par des leaders reconnus comme le Directeur Général, Patrick Benon, Freddy Oyono et la toute nouvelle Directrice de la Communication, Catherine Reine Mbengon, s'appuie sur un réseau de partenaires institutionnels de premier plan qui partagent une même conviction : l'avenir économique du Cameroun s'écrira par son tissu de PME innovantes. La présence et l’implication de figures majeures du patronat et de la finance, à l’instar de Bony Dashaco (PDG du Groupe Dash TV, et Dashaco Holdings Africa), de Eric Valery Zoa. (DG AFG Bank Cameroun) et de Abakal Mahamat (DG BGFIBank Cameroun), a marqué un tournant décisif.


En s'associant à l'Orange Digital Center, ces institutions financières ne font pas de la simple figuration RSE. AFG Bank Cameroun, sous sa signature « ... Et tout devient possible », réaffirme ainsi sa volonté de structurer le financement de l'innovation sociale et environnementale. C'est ce maillage entre l'agilité des startups, la puissance industrielle des télécoms et la solidité des banques qui permettra de passer de la phase de prototype à l'industrialisation des solutions africaines. Il convient également de saluer la constance managériale : le soutien indéfectible d'une figure de l'ombre comme Nfonba Sylvia depuis Orange Business, qui porte et pousse le POESAM depuis six ans à viser toujours plus haut, illustre cette culture de la continuité indispensable aux grands projets. La phase nationale s'achève sur un sentiment de fierté légitime, teinté d'une saine pression. Avec ce quartet d'élite : INTELLIBRA, NDEMRI, IDEM, et GAIACORE, le Cameroun aligne une équipe d'une complémentarité sectorielle rare : santé, agilité terrain, infrastructure IA et durabilité. Les quatre lauréats camerounais portent désormais sur leurs épaules les espoirs d’un écosystème en pleine ébullition. Ils quittent les frontières locales pour se frotter à la crème de l’entrepreneuriat de l’Afrique et du Moyen-Orient. Le niveau de préparation affiché, la qualité de l’encadrement reçu à l'ODC et la solidité des modèles économiques présentés nous permettent d'aborder cette phase internationale avec une ambition non dissimulée. Le Cameroun ne va pas là-bas pour participer, mais pour imposer son leadership en matière d'innovation sociale. La leçon majeure de cette finale du POESAM 2026 reste managériale : lorsque l'alignement stratégique d'une multinationale rencontre la passion d'une équipe dédiée, le soutien de partenaires financiers audacieux et le génie brut de la jeunesse, l'impact n'est plus une option. C'est une certitude. Bonne chance à nos quatre ambassadeurs. L'Afrique vous regarde, le Cameroun vous soutient. Vivement la grande finale internationale !

André Som N.

 

 

Rang / Prix

Lauréat(e)

Projet

Dotation Financière

Secteur d'Impact

1er Prix

Juvis Anzia

INTELLIBRA

8 000 000 FCFA

MedTech (Santé)

2ème Prix

Isaac Touza

NDEMRI

4 500 000 FCFA

Agilité terrain & Communautaire

3ème Prix

Arolle Aguekeng

IDEM

3 500 000 FCFA

Infrastructure IA & Souveraineté

Prix Spécial Féminin

Murielle Kombou Komga

GAIACORE

3 500 000 FCFA

Transition verte & Écologie

 

 
 
 

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