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L’ultimatum du GECAM après la sonnette d’alarme du SYNDUSTRICAM

SCANNING AU PORT DE DOUALA BONABERI

Malgré toutes les instructions gouvernementales issues des réunions tripartites, la situation de dématérialisation des marchandises au port de Douala-Bonabéri est loin de se normaliser avec la crise portuaire née suite à l’entrée en service depuis le 02 janvier 2026 de l’opérateur TransAtlantic-D SA au détriment de SGS Cameroun. Les organisations patronales ont décidé de monter au créneau. Tous les regards sont portés sur le début de la semaine prochaine qui est la date fixée pour l’entrée en vigueur de l’ultimatum du GECAM.





Malgré tous les espoirs portés sur la réunion du 04 février 2026 entre le Directrice Général du Port, Cyrus Ngo’o et la DG de SGS Cameroun, Patricia Nzondjou  qui visait à mettre en application les instructions que le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Chief Joseph Dion Ngute a prescrit avec fermeté à l’issue de la réunion tripartite qu’il présidée le 26 janvier 2026, dans ses services, dans une solidarité gouvernementale sans pareil, la situation de la dématérialisation des marchandises au port de Douala-Bonabéri perdure dans la cacophonie au regard des perturbations persistantes dans la question liée aux interprétation divergentes sur les compétences entre administrations publiques et prestataires privés, afin de déterminer l’opérateur habilité à  effectuer le scanning des conteneurs. Des dysfonctionnements entrainant de lourdes conséquences opérationnelles et financières pour les entreprises d’import-export exerçant sur cette plateforme portuaire et l'économie camerounaise. A l’instar de l’engorgement du terminal portuaire de Douala, l'augmentation des coûts de passage du fait de la double facturation systématique des prestations de scanning et des surcoûts logistiques y afférents (taxes d'encombrement, surestaries etc.), le rallongement des délais de passage portuaire, les  surcoûts, pénalités, retards d’approvisionnement et perturbations de la production, les retards et les risques de rupture d'approvisionnement de certains produits sur les marchés, avec pour corollaire une incidence dans le panier de la ménagère avec une hausse des prix de certains produits de première nécessité et le développement de la contrebande.

Exaspéré par cette situation qu’elle a observé pendant deux mois, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) a réuni, le jeudi 12 février 2026, les représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala (SCADTC, de l'UCAM, du GPAC, du CNCC, du SYNEFOR, du GIMC, de CROPLIFE et plusieurs importateurs), pour une concertation de haute importance consacrée à l'examen de la situation de coexistence de deux (02) opérateurs (SGS et TransAtlantic D SA) de scanning des containers afin de trouver des solutions immédiates à cette crise qui asphyxie le Port Autonome de Douala (PAD) et entraine des pertes de recettes fiscales estimées à environ 1,5 milliard de FCFA. Globalement, cette réunion a abouti à la conclusion de « la baisse de la compétitivité de la place portuaire de Douala, poumon essentiel de notre économie, la paralysie totale des opérations de dédouanement et d'embarquement des marchandises au PAD ces derniers jours, et enfin la détérioration majeure de l'environnement des affaires ». A cet effet, les participants de cette réunion ont à l’unanimité exigé des autorités compétentes : - La normalisation immédiate de la situation en consacrant une seule opération de scanning et de paiement ; La mise en place d'une Commission mixte (Administration-Secteur privé) chargée d'évaluer les surcoûts subis par les Entreprises et de procéder au remboursement intégral ; - Le gel des augmentations tarifaires décidées par le PAD, jusqu'à l'évaluation de l'impact sur les coûts de passage et leur incidence sur les Entreprises.





Allant au-delà de l’appel lancé quelques semaines plus tôt par le SYNDUSTRICAM qui demandait aux autorités compétentes de rétablir rapidement la cohérence administrative et opérationnelle, et proposait des mesures transitoires, notamment un mécanisme de consignation des frais et la reconnaissance d’un régime de force majeure administrative, les principaux acteurs de la place portuaire de Douala présente à cette réunion ont quitus au GECAM à lancer cet ultimatum : « En l'absence d'une issue définitive à cette crise, les Entreprises n'auront d'autre alternative que de mettre en œuvre, à titre conservatoire, dès le lundi 16 février 2026, une suspension temporaire des levées de Déclarations d'importation et d'exportation ainsi que des déclarations en douane ». Est-ce que ce sera suffisant pour sortir finalement le Président de la République de sa réserve après avoir ignoré cette épineuse crise portuaire dans son discours du 10 février 2026 dans le cadre de la célébration de la 60è Fête Nationale de la Jeunesse? Puisque tout porte à croire que l’autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement est de plus en plus bafouée non plus par les membres de son gouvernement mais aussi par des chefs d’entreprises publiques et parapubliques qui sont ses subordonnés ? Auquel cas l’on pourrait s’acheminer vers une instabilité sociale au regard de l'importance stratégique du port de Douala-Bonaberi dans l'économie nationale. Les statistiques officiels montrent à suffire qu’environ 70% à 87% du commerce extérieur national y est traité et plus de 85% des recettes douanières y sont générées. Ce qui le positionne encore comme étant un véritable hub sous-régional, puisqu’il assure le transit des

marchandises vers le Tchad et la RCA.




Mathieu Nathanaël NJOG

 
 
 

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