top of page

La machine judiciaire s’emploie à broyer l’activiste citoyen André Blaise Essama et Cie

CRISE POST-ELECTORALE

Lors de l’audience du Tribunal de Grande Instance du Wouri du 28 janvier 2026, le juge a rejeté la requête introduite par leur conseil me Fabien Kengne, aux fins de libération des prévenus André Blaise Essama et Scotty Winner Nzepang Siakam, au motif qu’elle était non fondée.





André Blaise Essama et Scotty Winner Nzepang Siakam des activistes citoyens qui se sont illustrés dans et en dehors des réseaux sociaux dans la formation citoyenne pour la restauration de la vraie histoire du Cameroun, la reconnaissance des héros s’étant illustrés dans la lutte nationaliste pré-indépendance, et concourir à l’éveil à la citoyenneté par l’appel à un engagement politique afin d’assumer leur devoir citoyen se sont vus avec bien d’autres interpellés, puis incarcérés dans le cadre du processus électorale de la présidentielle d’octobre 2026. Cet activiste a déjà conduit à plusieurs emprisonnements d’André Blaise Essama. La dernière en date qui lui vaut à nouveau d’être pensionnaire de la prison centrale de Douala-New-Bell remonte au 07 novembre 2026 au lendemain de la cérémonie officielle de prestation de serment du président de la République, déclaré vainqueur par la Cour Constitutionnelle. Il a été interpellé avec Scotty Winner Nzepang Siakam dans une opération conduite par Madame le Commissaire de Sécurité Publique du 4è Arrondissement de la ville de Douala. C’est alors qu’ils vont être déférés à la Prison Centrale de Douala- New-Bell, le 10 novembre 2025 sur une décision de garde à vue administrative de 15 jours renouvelable, signée par arrêté du Gouverneur de la Région du Littoral, Samuel Dieudonné Iwaha Diboua.

Près de deux (02) plus tard, ils étaient toujours en détention à la prison centrale de Douala alors que l’arrêté de la garde à vue administrative n'avait pas été renouvelée. C’est ainsi que leur Conseil, Me Fabien Kengne va engager une procédure d'habeas corpus auprès du Tribunal de Grande Instance (TGI) du Wouri, par une requête aux fins de solliciter leur libération immédiate ainsi que quinze autres à l’instar de Talla Jospin, Itembe, et Simo Teatoum Bernard. Et pour cause, certains n’avaient aucun mandat de détention, alors que d'autres, étaient traduits par devant le Tribunal Militaire « qui est incompétent pour juger des civils, après des gardes à vue illégales au regard de l'article 584 du Code de Procédure Pénale, ils devraient tous être mis immédiatement en liberté ». A l’audience du 07 janvier 2026, au cours de la première audience, le juge du TGI du Wouri va se plier à la demande du Substitut du Procureur de la République pour renvoyer à l’audience du 21 Janvier 2026, pour permettre au Ministère Public de préparer ses réquisitions. Contre toute attente, le lendemain (08 janvier 2026), un juge d'instruction du Tribunal Militaire de Douala décerne contre certains de ces prévenus une ordonnance de mise en détention provisoire de six (06) mois, qui leur a été notifiée le même jour, après les avoir extraits de force de la prison autour de 13 heures.






Repression d'une justice qui n'affirme pas son indépendance

Prenant connaissance de cette évolution surprise, le 14 janvier 2026, Me Fabien Kengne s’offusque de cette ordonnance prise pour justifier la détention de ses clients depuis le 10 novembre 2026. « Je crie au scandale, ma requête datant du 30 décembre 2025, laquelle dénonce la détention arbitraire de Essama André Blaise et Nzepang Siakam Scotty Winner depuis le 10 Novembre 2025 », clame-t-il. Finalement, c’est le 28 janvier que l’audience d'habeas corpus va être vidée par le rejet de la requête aux fins de libération d’Essama et ses compagnons de détention au motif que les raisons données sont non fondées. Sortie de ce revers, Me Fabien Kengne va aller au Tribunal Militaire de Douala pour assister André Blaise Essama et autres devant le juge d’instruction de cette juridiction pour s’en quérir des motivations de l’ordonnance de mise en détention provisoire de six (06) pris à hussarde. Malgré les arguments de la défense visant à justifier que la procédure qui est enrôlée devrait cette juridiction devrait être déclarée nulle parce qu'elle est basée sur une détention illégale tout au moins entre le 25 novembre 2025 et le 08 janvier 2026, il va se voir répondre par le juge d'instruction de manière goguenarde d'aller chez le juge de l'habeas corpus avec cet argumentaire. Faisant planer de sérieux doute sur l’indépendance de la justice camerounaise.

On est à se demander comment André Blaise Essama peut être pour une interpellation qualifiée au départ de simple garde à vue administrative de quinze (15) jours peut-il se retrouver jugé par le Tribunal Militaire de Douala et par le TGI du Wouri où la demande de libération est pendante ainsi que celle de près d'une vingtaine d'autres personnes arbitrairement détenues dans les circonstances troubles. Il faut dire que le cas d’André Blaise Essama et autres suscités ne sont pas les seuls cas de violation qui sont enregistrés dans le cadre de la crise post-électorale. Il y a aussi le cas de sept (07) jeunes Camerounais (Honla Samy, Tiaha Tanga Raphaël Michel, Tedga Jonathan Stéphane, Reka Gigle, - Nzouwie Saa Jafred, Feubgliep Vincent, et Wafeu Gilbert qui ont été interpellés les 26, 27 et 28 octobre 2025, par les éléments par le Groupement de Gendarmerie Territorial de Douala puis placés sous mandat de dépôt provisoire à la Prison centrale Douala- Ngoma, sans aucun mandat, ni titre de détention. Voilà déjà plus de trois (3) mois, qu’ils croupissent dans ce pénitencier sans qu’ils ne soient conduit devant une autorité compétente pour l’ouverture leurs procédures judiciaires. Il en va de même dans plusieurs villes du Cameroun où des centaines de jeunes Camerounais sont emprisonnés dans le cadre de la crise post-électorale de la présidentielle de 2025.



André Som N.

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • Facebook
  • Twitter
WhatsApp Image 2023-07-27 at 17.40.26 (1).jpeg
bottom of page