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Le budget de l’exercice 2026 est en diminution de 8,33% par rapport au budget primitif de l’exercice 2025


COMMUNAUTE URBAINE DE DOUALA

Le Conseil de Communauté de la Ville de Douala s’est réuni du 29 au 31 décembre 2025 dans le cadre de la session ordinaire consacrée au vote du budget de l’exercice 2026. Le projet de budget soumis à l’examen de l’organe délibérant, se chiffrait à à 66 milliards de Fcfa soit en diminution de 06 milliards de FCFA par rapport au budget de l’exercice 2025.




Après deux jours de travaux des Commissions spécialisées dans les différentes salles de l’hôtel de ville, la séance plénière de la session ordinaire du Conseil de la Communauté consacré au vote du budget de l’exercice 2026 s’est tenue le 31 décembre 2025 à la Maison de la Culture Sawa. Présidée par le Maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndinè sous la supervision du Préfet du département du Wouri, Sylyac Marie Mvogo. Après avoir examiné le projet de budget présenté, fait des observations sur la politique budgétaire, scruté les recettes de fonctionnement et de d’investissement, et passé au peigne fin les dépenses, l’organe délibérant a voté le budget de l’exercice 2026 équilibré en recettes et et dépenses à la somme de 66 milliards de FCFA. Il note qu’il est en diminution de 06 milliards de FCFA en valeur absolue et de 8,33% en valeur relative par rapport au budget primitif de l’exercice 2025 qui était de 72 milliards de FCFA. Le Maire de la ville, Roger Mbassa Ndinè dont les justificatifs seront corroborés par le Direction des Affaires Financières et du Budget (DAFIB) et le Receveur Municipal va expliquer que « Cette baisse est principalement due à la non reconduction de l’emprunt bancaire de l’UBA (Recettes d’Investissement) qui se chiffrait à 6 500 000 000 FCFA dans le cadre du budget de l’exercice 2025 ». Toutefois, avise qu’il sera revu à la hausse lors du collectif budgétaire qui sera effectué lors de la session d’examen du compte administratif qui va se tenir au cours du premier trimestre de l’exercice 2026. Puisqu’il va prendre en compte le solde de trésorerie de l’exercice clos au 31 décembre 2025, afin de procéder à l’augmentation du présent budget.

La Direction des Affaire Financières et Budgétaires (DAFIB) et le Receveur Municipal vont soutenir que ce budget a tenu compte sur le plan national du taux de croissance de l’ordre de 4,2% couplé à un taux d’inflation de l’ordre de 3,5%. Et sur le plan départemental, ils entendent tirer le plein avantage du potentiel de la ville de Douala, principale pourvoyeuse du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, et de la croissance nationale envisagée pour maximiser les recettes en 2026. Ceci, malgré les difficultés de mobilisation des ressources nées de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la fiscalité locale dont les membres du Conseil Communautaire ont sollicité l’organisation d’une formation sur la nouvelle loi portant Fiscalité Locale et ses diverses implications, ses difficultés et insuffisances sur le plan national et local. Pour constater que la préparation du projet du budget soumis à leur examen a pris en compte l’ensemble des hypothèses et informations contenues dans la Note de Présentation élaborée par la DAFIB, les Projets envisagées par les Directions opérationnelles, ainsi que les prévisions de recouvrement des recettes et d’exécution des dépenses élaborées par le Receveur Municipal. Et de souligner qu’ils n’y ont trouvé « de manière générale aucun grief majeur susceptible de remettre en cause l’équilibre global du projet de budget sous revue ». Il ressort ainsi que le budget de l’exercice 2026 qui s’élève à 66 milliards de FCFA représentent 100% des recettes totales propres et n’attend aucune prévision de recette d’investissement au cours de l’exercice 2026.

 

Un exercice budgétaire entrecoupé par les élections locales

Autrement dit, les prévisions des recettes de fonctionnement représentent 100% des recettes totales et se chiffrent à la somme de 66 milliards de FCFA, soit une augmentation de 500 millions de FCFA en valeur absolue et de 7,63% en valeur relative par rapport au budget initial de fonctionnement de l’exercice 2025. Toutefois, elles s’éclatent comme suit : - Les prévisions des Impôts Communaux et CAC se chiffrent à la somme de 60 259 072 735 FCFA, soit 91,30% des recettes de fonctionnement attendus en 2026 ; - Les prévisions des Taxes et Redevances Communales se chiffrent à la somme de 5 740 927 266 FCFA soit 8,70% des recettes de fonctionnement attendus en 2026. Quant aux dépenses proposées par le Maire de la ville de Douala, dans le cadre du budget 2026, le Conseil de la communauté que : « Les ratios relatifs aux prévisions des dépenses de fonctionnement et celles relatives aux dépenses d’investissement, sont en parfaite conformité avec les dispositions de l’article 417 alinéa 1 de la loi 2019/024 du 24 Décembre 2019 portant Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées ». Mais également que le ratio relatif à la proportion des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement est respecté. En revanche, il s’interroge sur la pertinence des Indemnités sur Travaux Spéciaux (ITS) attribuées au personnel de la CUD qui se chiffrent à la somme 1,446 milliards de FCFA et représente 22,68% du salaire de base.

Pourtant dans son discours de politique générale, le 1er Magistrat de la cité capitale économique, Roger Mbassa Ndinè s’est engagé à « rationaliser les dépenses de fonctionnement, améliorer la qualité de la dépense à travers une meilleure planification des engagements et le relèvement des ordonnancements ». Ce qui est en inadéquation grave avec l’orthodoxie. Certains soupçonnant une volonté de se faire intelligemment un fonds de guerre pour les prochaines batailles électorales. En attendant d’y voir clair, l’organe délibérant a proposé de réorienter cette ligne de dépense en récompenses du personnel sur la base de la réalisation de objectifs précis et dument assignés par l’Exécutif à travers la mise en place de la Direction Par Objectif (DPO), qui est un outil d’évaluation et de mesure de l’efficacité voire de l’efficience des missions du Personnel. Mais encore qui ne peut être attribuée qu’en fin d’exercice or tout porte à croire ce sera sous le nouvel exécutif qui sortir des prochaines élections.  Le corps électoral des élctions couplées Législatives et Municipales pourrait être convoqué courant le mois de février 2026. I serait bien malin de jouer les mages et de dire avec certitude que cet Exécutif sera encore reconduit. Tant l’éveil politique des populations lors de la dernière élection présidentielle a bien montré que la volonté de changement est très forte et une opposition bien organisée et bien structurée peut faire basculer toutes les Communes et Mairies de Douala actuellement contrôler par le RDPC.



André Som N.

 
 
 

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