Le Commandant Mboua Massok appelle les forces vives à une constatation de la vacance du pouvoir
- Mathieu Nathanael NJOG

- 27 nov. 2025
- 4 min de lecture
CLIMAT POST-ELECTORAL
Après la conférence de presse donnée le 05 novembre2025 au Pavillon du Devoir National à PK 13, au cours de laquelle le Commandant Mboua Massok proposait un plan de refondation du Kamerun pour sortir de la tension post-électorale, il a fait d’autres sorties quelques jours après pour s novembre usciter ce qu’il appelle : « Les débats qui valent la peine ». La première du 08 novembre 2025, portait sur la constatation de la vacance du pouvoir au Kamerun.

Prenant prétexte d’une vidéo devenue virale sur la toile qu’il dit être : « révélatrice sur l'état mental actuel du Président Kamerunais déclaré pour une énième fois vainqueur à l'élection présidentielle à la suite du scrutin du 12 octobre 2025 ». Ce d’autant plus que Ladite vidéo fait-il remarquer, rapporte le comportement quelque peu équivoque à un moment donné de la cérémonie d'investiture du Président concerné, déroulée, le 06 novembre 2025, au Palais « dit » des Verres à Yaoundé. Et de s’interroger après l'exploitation des données de la vidéo, s’il « ne serait-ce pas une raison ou une cause de constatation de la vacance du pouvoir au Kamerun ? » Pour lui, les patriotes de ce pays restés malgré tout lucides devraient-ils immédiatement s'approprier de ce dossier par tous les moyens, dans la perspective d’engager « toute initiative propre à conduire à un aboutissement heureux de tel projet nationaliste, progressiste et révolutionnaire ? ». Surtout qu’il y a plusieurs indicateurs qui peuvent être mis à contribution pour mener cette action. Ce d’autant plus qu’il était révélé que jusqu’à cette sortie du 08 novembre 2025, du Cdt Mboua Massok, Résistant Kameruno-Panafricain, le Président déclaré élu, n’avait plus été aperçu, plusieurs jours après son investiture et n’avait fait aucune sortie publique majeure devant servir de marqueur pour enclencher et impulser ce nouveau mandant. A l’instar d’un remaniement du gouvernement qui viendrait sanctionner le bilan opérationnel et même politique de plusieurs de ces membres est très déplorables ; et où plusieurs postes sont occupés par des intérimaires qui sont même pour certains obligés de cumuler des postes pour surseoir à des décès ou des démissions. A cela s’ajouter, les audiences des très grandes portées diplomatiques de certaines personnalités de marques dont lui seul serait à même d’assurer qui sont confiées à ses proches collaborateurs.
Dans ce contexte, soulignait-il : « L'urgence ne serait-elle vraiment pas de mise ici pour que soit mis hors de nuisance, la présence continue à la tête de l'État du Kamerun, d'un homme qui ne dispose plus - comme démonstration faite par son habitude révélée dans cette vidéo - ne dispose plus de tous les atouts qui lui permettent d'assumer la charge suprême qu'est celle de gouverner nos institutions ? » Il se portait alors partant pour la constitution d’un Collectif pour quiconque se proposerait de s'associer à un tel projet salvateur pour le Kamerun et ses populations. Cette sortie sur les réseaux sociaux ne semble pas avoir été ni vue, lue et encore moins captivés l’attention des internautes et des Camerounais qui sont plongés dans une tension post-électorale sous-tendue par la contestation des résultats aussi bien compilés par Election Cameroon, l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun. Il en va de même pour le Conseil Constitutionnel qui a proclamé de manière sentencieuse et irrévocable le vainqueur de cette élection en la personne du candidat Paul Biya, Candidat sortant, réélu pour un 8è mandat électif, à 92 ans et après 43 ans de magistrature suprême. Entrainant depuis le décompte des voix dans les bureaux de vote à la fin du scrutin du 12 octobre des incidents, des actes de vandalismes, et des manifestations populaires dans plusieurs villes du Cameroun. Conduisant à des dizaines de morts, victimes de la répression des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO) ; et à des saccages des commerces, grands espaces, de succursales des entreprises commerciales, jusqu’à l’observation des villes mortes, largement suivi. Ce qui a sérieusement paralysé l’économie nationale.
Cette action que veut lancer, le Commandant Mboua Massok, Coordinateur Central de la Dynamique Citoyenne pour la Refondation des Institutions du Kamerun rappelle une procédure judiciaire pré-électorale engagée par le candidat à la présidentielle du 12 octobre 2025, Me Akere Muna visant a demandé au Conseil Constitutionnel de constater l’inéligibilité du candidat Paul Biya qui « règne mais ne gouverne pas ». Evocation l’article 118 de la loi électorale qui stipule que : « sont inéligible les personnes qui se sont placées de leur propre fait dans une situation de dépendance vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangère ». Soutenant que le Chef de l’Etat camerounais, en raison de son état de santé doit être considéré dans une situation de dépendance. Une manière insidieuse de mettre en exergue son incapacité à diriger et en faisant remarquer que le Cameroun est dirigé par procuration via « Les Très hautes instructions ». Cette démarche n’avait pas prospéré devant un Conseil Constitutionnel comme l’avait prédit le candidat et ancien Bâtonnier, Me Akéré Muna. Offusquant l’opinion publique de ce que Cette plus haute instance judiciaire sur le plan constitution n’arrive pas à se départir de l’inféodation du pouvoir exécutif dont il émane pour affirmer son indépendance constitutionnelle. En faisant preuve de ce devoir d’ingratitude que les membres du Conseil Constitutionnel doivent respecter envers le Président de la République qui les a nommés pour assurer leur indépendance comme sous d’autres cieux.
Mathieu Nathanaël NJOG
Laisser un commentaire et Abonnez-vous .


.jpeg)
Commentaires