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Les interpellations du Gouverneur sur les engagements anciens et à venir de l’exécutif régional DECENTRALISATION no comment

CONSEIL REGIONAL DU LITTORAL


La deuxième session ordinaire du Conseil régional du Littoral au titre de l’exercice 2025 consacré à l’évaluation de l’exécution du budget s’est ouvert le 29 juillet 2025. Elle a été présidée par son président, Polycarpe Banlog et placée sur la supervision du Gouverneur de la Région du Littoral représenté par Aboubakary Haman Tchiouto, Secrétaire Général de ses Services qui a profité pour tirer la sonnette d’alerte alors que le Conseil régional s’achemine allégrement vers sa fin de mandat.



Cette session ordinaire du Conseil Régional revêt un caractère particulier, parce que consacrée à l’évaluation du fonctionnement à mi-parcours de cette Collectivité Territoriale Décentralisée (CTD). Certes c’est un exercice statutaire mais surtout salutaire visant au renforcement de Ia gouvernance de cette institution publique. En attendant l’évaluation qui sera fait par l’organe délibérant pendant ces travaux, le Président du Conseil Régional du Littoral, Polycarpe Banlog a indiqué que les six (06) premiers mois de l’année ont été marqués par la poursuite de l'exécution des projets présentés et les négociations annoncées lors des précédents sessions ordinaires des Conseils consacrées à l’adoption du budget, et des comptes administratifs et financiers.  A cet effet, le Président du Conseil était très heureux d’annoncer que cette session servira de cadre à Ia signature d'une importante convention avec l’entreprise Kikot-Mbebe Hydro-Power Company (KHPC), Société de droit camerounais chargée de la construction du barrage hydroélectrique de Kikot sur le fleuve Sanaga. Par conséquence, il a sollicité des membres du Conseil de prendre une délibération portant sur la prise de participation au sein de Ewa Cameroon filiale de Ewa-Farm et entreprise de droit camerounais qui sera chargée en prélude à la réalisation de cette importante ouvrage hydro-électrique d’exploiter ses retombées socio-économiques au niveau national, voire régional et local pour réaliser un vaste programme de construction d’une nouvelle ville autour de la bourgade de Kikot. Notamment avec la réalisation des infrastructures socio-économiques portant sur un ensemble de cinq (05) domaines prioritaires, à savoir : - la santé (formations sanitaires), - l'éducation (établissements scolaire et universitaires) – communautaire (logements sociaux, adduction d’eau, réseaux électriques, ...) – la communication (routes,…), et - le développement agraire et la pisciculture.

Seulement, lors de la dernière session du Conseil Régionale du mois de mai dernier, lorsque le promoteur de la nouvelle entreprise française, Ewa-Farm, nouvellement créée en Ile Maurice (qui est des paradis fiscaux en Afrique) et n’ayant à son actif aucun état de service à faire valoir en la matière, les Conseillers municipaux s’étaient montrés quelque peu sceptique. Mais le Président du Conseil Régional, Polycarpe Banlog se montre plus que confiant et déterminé. Lui qui tient là, certes en fin de mandat, une très belle opportunité pour offrir à son Arrondissement natal (Ndom dans le département de la Sanaga-Maritime), et par ricochet sa région qui, in fine, constitue au sens le plus large, la zone d'influence du projet, de ces vastes et prestigieux d’investissements structurants de développement socio-économique. « C'est donc avec beaucoup de plaisir que je parapherai ce document, en votre nom à tous. C'est aussi avec beaucoup d'empressement que j'envisage la mise en œuvre de l'ensemble des projets inscrits dans l’annexe 1 de la Convention cadre en signature ». Et de rassurer l’ensemble des membres pionniers de cette première mandature du Conseil Régional du Littoral qu’en lui donnant leur onction, tous écriraient leurs noms de manière indélébile sur une pierre plutôt que sur du sable. « En tout état de cause, je souhaite indiquer ici et maintenant que nous tenons résolument le bon bout. Maintenons le cap. Et, de ce fait, inscrivons notre action et nos noms dans le marbre de l'histoire de Ia décentralisation et du développement local au Cameroun ». Toutefois, le Secrétaire Général des Services du Gouverneur, Aboubakary Haman Tchiouto, a tenu à questionner la mise en œuvre des précédentes conventions, notamment leur impact sur le développement de notre région.



Surtout que tout ce qui en reste jusqu’à ce jour ne sont que les souvenirs de leurs présentations lyriques et les photos des différentes cérémonies de signatures. Raison pour laquelle, en guise de mise en garde, il va déclarer : « Je formule le vœu que les conventions inscrites à l'ordre du jour de cette session contribuent à la suite des précédentes de manière effective à l'objectif du développement socio-économique de la région du Littoral ». Parce qu’en sa qualité de représentant de l’Etat, il a sa part de responsabilité, pour avoir tout au long de ce mandat en cours, encourager et accompagner toutes les actions entreprises en matière de partenariats et de coopérations décentralisées par cette Collectivité Territoriale Décentralisée. Malheureusement, malgré que le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua avait recommandé lors de la précédente session de mai d’achever les projets entamés au regard de ce que l’année 2025 revêt un caractère particulier lié au conteste politique avec notamment, l’élection présidentielle et l’élection régional marquant ainsi la fin de mandat de tous les Conseils régionaux, quel n’a pas été la déception de son représentant de constater que à l’évaluation, la situation est peu reluisante. « Les données de la situation de l'exécution des projets d'investissement publics, ce poste de collectivité à date, révèle qu’aucun projet sur les 52 recensés n’est exécuté. Vous conviendrez avec moi que vous connaissez un retard considérable dans le processus d'exécution des projets. Il est donc urgent que les 24 marchés attribués, signés et modifiés connaissent une exécution effective avant la période de forte-activité politique qui viendra s'ajouter aux autres causes usuelles de ralentissement ». Et de conclure : « Par conséquent, il est important que toutes les diligences administratives et techniques soient menées en vue de garantir la bonne exécution des dits projets afin de se prémunir de tous désagréments liés à l'arrêt des engagements »



Mathieu Nathanaël NJOG




Article publié dans le journal Le Canard Libéré du Cameroun

www.lecanardlibere237.com


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