top of page

Des médailles d’honneur de travail répondent tacitement à la fable des arriérés de salaires

SYNAFOC


Il y a des jours où malgré la sobriété d’un évènement, la réalité des chiffres et la solennité des actes administratifs viennent balayer, d'un revers de main souverain, les châteaux de cartes construits par la rumeur. Le vendredi 15 mai 2026, cérémonie de remise solennelle des médailles d’honneur de travail a été un de ces jours dans les annales du Syndicat National des Footballeurs Camerounais. Il restera gravé comme le jour de la vérité.



Sans en avoir faire un ramdam médiatique, la cérémonie de remise solennelle de médailles d’honneur de travail aux employés méritants du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC), le 15 mai 2026 dans l’enceinte de son immeuble siège à Douala a été une occasion spéciale et opportune pour répondre aux oiseaux de mauvais augure. Non seulement un moment exceptionnel pour plusieurs, car cela faisait plus d’une vingtaine d’années que ces employés attendaient ce moment de récompenses, certes honorifiques, mais ô combien récompensant l’excellence au travail. Mais aussi de vérité, car depuis quelques semaines, les officines de la médisance et les professionnels du chantage digital tentaient de faire circuler un narratif frelaté : l’organisation de défense des footballeurs (euses) serait à genoux, incapable de payer ses employés, accumulant plus d’une dizaine de mois d’« arriérés de salaires » dignes d'une république bananière. Une mise en scène grossière destinée à déstabiliser le rempart des footballeurs camerounais. Mais, ce jour, sous le regard lourd de symboles et d'émotion de la République, représentée par le Sous-Préfet de l'Arrondissement de Douala 3e, Laurent Ayissi Mvogo accompagné de son état-major, le personnel méritant a arboré par ses soins pas moins de 24 médailles d'honneur du travail.

 

Le plomb sur la rumeur

C’était alors à se demander comment une institution prétendument en faillite salariale peut-elle présenter une quinzaine de récipiendaires pour que l’Etat leur décore de treize (13) médailles d’honneur de travail en Argent pour des employés ayant dix (10) d’ancienneté et onze (11) médailles d’honneur de travail en Vermeil ? Lorsqu’on sait que pour qu'un dossier de médaille d'honneur du travail soit validé par le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), l’employeur doit montrer patte blanche. Les cotisations CNPS doivent être à jour, les bulletins de paie nets de tout soupçon, et le climat social apaisé. L'administration camerounaise, réputée pour sa rigueur tatillonne en la matière, aurait-elle pu décorer des employés « affamés » ? Allons donc ! Le bon sens n'est pas une denrée rare, n'en déplaise aux contempteurs du syndicat. Ces médailles sont la preuve par neuf que la maison SYNAFOC est solide, bâtie sur le roc de la légalité et du respect du travailleur. Ce d’autant plus que dans un marché du travail aussi volatil que celui du Cameroun, quel employé resterait quinze (15) ans dans une structure qui ne paie pas régulièrement ses salaires ? En tout cas, le Top management ajoutait une corde à son arc dans le vaste champ des incitations qu’il ne cesse de déployer pour rendre le personnel performant. Surtout au regard du travail qu’ils sont appelés à abattre au quotidien afin de répondre aux attentes des besoins des joueurs.euses qui ne rêvent que de jouer dans de meilleures conditions de rendement optimal.




La Maison de la Défense des Droits du Footballeurs Camerounais pourrait-elle se permettre de publier chaque trimestre le Baromètre de l’état de paiement des salaires et primes divers aux joueurs et joueuses sans prêché par l’exemple ? Le Président du SYNAFOC, Gérémie Sorel Njitap a répondu avec une clarté limpide devant le chef de terre : « Durant ces trente années d'existence, le SYNAFOC s'est comporté vis-à-vis de ses employés en employeur responsable, garantissant à chacun et chacune un espace de dialogue ainsi qu'un cadre de travail décent. Comment aurait-il pu en être autrement pour celui qui réclame ces conditions pour les footballeurs ? » Pour les esprits chagrins qui préfèrent les rumeurs de couloir aux réalités de l'émargement, il va faire un rappel des faits en trois points cardinaux : - Un dialogue social est permanent contrairement aux clubs d'Élite qui violent allègrement les contrats des joueurs, le SYNAFOC s'applique à lui-même la discipline de fer qu'il exige des présidents de clubs ; - Une fidélité managériale où les démissions et les licenciements sont quasi-inexistants au sein du personnel administratif. Permettant de remplir ses missions sans faille et d’asseoir en trente (30) années une crédibilité nationale et internationale.

 

Une crédibilité nationale et Internationale

Un indicateur sans concession qui montre que le thermomètre de sa santé financière et sociale est des plus envié par beaucoup d'entreprises locales en général, mais aussi surtout dans la grande famille du football camerounais. Le Secrétaire Général du SYNAFOC, Me Daniel Ngos rappelait fort opportunément en mars dernier, lors de la présentation du Baromètre du paiement par les clubs des engagements contractuels avec les joueurs (euses) que cette organisation est la plus exemplaire sur le continent en matière gestion des fonds qui lui sont alloués par la FIFPRO. Avec une présentation du compte d’emploi qui n’a jamais été pris à défaut. Soit trente ans d'histoire, et zéro compromission même pas avec la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) qui n’a pas semblé apprécier cette indépendance au point de lui retirer la qualité de membre en 2025. Créé en 1996 sous l’appellation d’Association des Footballeurs Camerounais (AFC) par l'illustre David Mayebi, inscrit dès 2001 à la FIFPRO et reconnu depuis 2011 comme l'unique interlocuteur syndical des footballeurs par l'État du Cameroun, le SYNAFOC célèbre ses trente (30) ans d'existence.

C’est dire que cette cérémonie sobre mais de haute facture qui s'inscrit dans le cadre de cette célébration des noces de perles s’est ouverte sur une note d’une immense piété par une minute de silence en la mémoire du patriarche David Mayebi, père fondateur du syndicat, rappelé à Dieu un 15 mai 2016, soit dix ans jour pour jour. Autrement dit aussi, dix (10) ans que son successeur légitime porte le flambeau avec une rigueur de métronome. C’est ainsi que sans tambours ni trompettes, mais sous le leadership éclairé du Président Gérémie Sorèle NJITAP, le SYNAFOC pose allégrement des actes majeurs pour mettre les footballeurs (euses) à l’abri des violations de leurs droits. Et ainsi demeurer « le seul acteur majeur qu’il est lorsqu’il s’agit de la défense des intérêts des footballeurs et footballeuses au Cameroun », a déclaré Laurent Ayissi Mvogo, le Sous-préfet de l’Arrondissement de Douala 3è. En somme, l'attente a certes été un peu longue pour ces collaborateurs méritants, de l'aveu même de son Président, mais le résultat est là. Le SYNAFOC ne vend pas du vent, il honore ses fidèles serviteurs sous le haut patronage de l'État. Les bonimenteurs peuvent continuer à gloser dans le vide et à agiter le chiffon rouge des arriérés imaginaires. Pendant ce temps, le train de la reconnaissance avance, les poitrines des employés du SYNAFOC brillent sous le soleil de Douala, et la mémoire de David Mayebi est honorée de la plus belle des manières : par le travail, la vérité et la dignité.



Mathieu Nathanaël NJOG

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • Facebook
  • Twitter
WhatsApp Image 2023-07-27 at 17.40.26 (1).jpeg
bottom of page