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L'offensive hydraulique partielle de Blaise Moussa à Japoma irrigue déjà Douala de 20 000 m³ supplémentaire

il y a 21 heures
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Dernière mise à jour : il y a 2 heures

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CAMWATER

En ce samedi 26 septembre 2026, au cœur de la moiteur fluviale qui enlace Japoma, la Direction Générale de la CAMWATER, Blaise Moussa a acté la mise en service technique partielle de l’unité de captage Chenal/SP5. Entre la boue des chantiers et les pulsations des tuyauteries, 20 000 m³ d'eau supplémentaires viennent irriguer une métropole asphyxiée par la soif. Récit, immersion et décryptage d’une conquête hydraulique sous haute tension.

Le DG de Camwater, Blaise Moussa préside la lancement sobre  d'une unité de capatage de la station de Japoma
Le DG de Camwater, Blaise Moussa préside la lancement sobre d'une unité de capatage de la station de Japoma

Le ciel de Douala, lourd d’une vapeur tenace, semblait peser de tout son poids d'orages incompris ce samedi 26 septembre 2026. Mais sur les berges où s'étirent les entrailles du Projet d’Extension et de Réhabilitation de la Station de Production d’Eau Potable de Japoma, l’atmosphère relevait d’une tout autre physique : celle des hommes qui luttent contre le staccato des vannes, le murmure des moteurs et le spectre lancinant du manque d'eau. Sur le terrain, bottes ancrées dans le limon et regard rivé sur les cadran-manomètres, le Directeur Général de la CAMWATER, Blaise Moussa, est venu orchestrer en personne le baptême du feu d'une infrastructure cruciale. Il ne s'agissait pas ici d'une simple parade protocolaire ou d'un ruban coupé pour la postérité des gazettes, mais d'un acte de chirurgie lourde sur le réseau sanguin de la capitale économique : la mise en service technique partielle du captage Chenal/SP5. Le chiffre est tombé, précis, comptabilisé par les compteurs d'impulsion : 20 000 m³ d’eau supplémentaires par jour. Vingt mille mètres cubes de soulagement injectés dans le système nerveux d'une cité en perpétuelle boulimie hydrique.

 

Dans les entrailles de Japoma : la mécanique du salut

Accompagné d’un cénacle d’ingénieurs aux visages marqués par les veilles techniques et des responsables de projets au parler franc, le top manager de la CAMWATER a arpenté chaque m² de ce chantier titan. Examen minutieux des groupes électrogènes de secours, inspection du serrage des brides, vérification de la qualité : rien n'a été laissé au hasard de l'improvisation. Il faut comprendre la mesure de l'enjeu. Ces 20 000 m³/jour ne sont que la première salve d’une offensive hydraulique bien plus vaste. Elles constituent la ligne d'avant-garde des 68 000 m³/jour promis par la nouvelle usine en construction. À terme, lorsque le monstre technique de Japoma aura déployé l'ensemble de ses turbines et de ses bassins de décantation, c'est une capacité globale de 123 000 m³/jour qui jaillira de cette matrice. Pour le citadin de la métropole, la géographie du projet s'évapore derrière le miracle du robinet qui coule. Mais sur la carte des hydrauliciennes, ce sont des pans entiers de la ville qui s'apprêtent à sortir de la diète : Yassa, Nyalla, Ndogotti, Oyack, Logbessou, Ndogpassi, Dakar, CCC, Logpom, Nkolmbong, Mbanga Bakoko, la bande stratégique allant du PK8 au PK14, Yatika, sans oublier le poumon manufacturier de la zone industrielle de Bassa. Plus loin, le souffle de Japoma ira irriguer Ndobo, Ndogbong, la Cité des Palmiers, Beedi, Makèpè, Bonamoussadi et Malangue. Un véritable maillage de survie pour les ménages, les commerces et les usines.


L'unité de captage Chenal/SP5.mise en service
L'unité de captage Chenal/SP5.mise en service

La feuille de route des ingénieurs du DG

Pourtant, Blaise Moussa le sait mieux que quiconque : l'enthousiasme d'un débit ne remplace pas la rigueur d'un réseau. Une fois le constat technique établi sur l'ouvrage de captage Chenal/SP5, le Directeur Général a convoqué une séance de travail sans fioritures, coprésidée par le Chef de Service du Marché, l’Ingénieur du Marché et le Chef de la Mission de Contrôle. L'objectif ? Transformer la prouesse ponctuelle en victoire pérenne. Cinq directives impératives ont été scellées sur le marbre opérationnel : - La mise en charge des artères vers Bassa : Diagnostic sans complaisance des deux conduites de refoulement, mise en service immédiate du bypass et batteries d'essais sous pression. Il s'agit de garantir que le métal et la fonte supporteront la poussée de l'eau sans faillir. - Le verrouillage de la chaîne énergétique : Clarification sans ambiguïté de la ligne d'alimentation électrique principale et accès intégral accordé aux techniciens maison pour la programmation et la maintenance des groupes de secours. Pas de production sans courant garanti. - Le transfert absolu du savoir-faire : Exigence ferme vis-à-vis du prestataire privé pour la rétrocession complète des schémas opérationnels, des manuels d'exploitation et la formation accélérée des agents de la CAMWATER. L'autonomie du service public ne saurait être négociée. - L'inventaire critique des réservoirs : État des lieux exhaustif des capacités de stockage et de leur niveau d'opérationnalité pour sécuriser la boucle transfert-distribution. - La clôture rigoureuse de la Phase 1 : Levée méthodique des réserves, consolidation arrêtée des métrés et préparation de la réception dans le strict respect des standards administratifs et des règles contractuelles FIDIC.

 

Vision globale : du pont-tuyau de la Dibamba aux pressions de Ngodi

L'inspection de Japoma n'était qu'un chapitre de la stratégie déployée sur le front de l'eau. Au-delà des tuyaux de Japoma, d'autres chantiers s'encastrent dans ce puzzle industriel. Le Directeur Général a ainsi ordonné l'accélération des travaux pour l'ouverture de la nouvelle Agence commerciale de Dibamba afin de rapprocher le service de l'abonné, tout en actant l'envoi imminent d'une correspondance au MINEPAT concernant le devis du projet emblématique de traversée de la Dibamba par pont-tuyau, indispensable pour désaltérer la zone industrielle. En parallèle, la Division Régionale de Douala Agglomération (DRD) ne chôme pas. Pendant que les pompes rugissent à Japoma, les techniciens arpentent les ruelles de Ngodi, Bonaloka ou Newtown Aéroport, manomètres en main, en plein cœur des heures de pointe. Il s'agit de traquer les chutes de pression, d'identifier les goulets d'étranglement et de cartographier la réalité hydraulique du terrain pour que chaque goutte produite à Japoma arrive avec la force nécessaire au dernier étage des concessions. Sur les chantiers de l'eau au Cameroun, de Japoma à Bokito, la bataille de la continuité territoriale se joue dans l'ombre d'hommes de l'art (ingénieurs, techniciens, électriciens) qui affrontent les intempéries pour faire vivre le slogan de l'entreprise. Entre la promesse des 200 000 nouveaux branchements et la réalité des mégawatts à sécuriser, la CAMWATER poursuit sa marche forcée. La mise en service partielle de Chenal/SP5 n'est qu'un piquet de grève enfoncé dans la terre mouillée de Douala, mais il marque indiscutablement le retour de l'eau au cœur de la cité.

Mathieu Nathanaël NJOG

Journaliste d'Investigation, Grand Reporter & Analyste Spécialisé des Questions Economiques

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