Le Ministre de l’Eau et l’Energie est allé vendre les opportunités d’investissement du Cameroun à Paris
- Mathieu Nathanael NJOG

- il y a 3 jours
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FORUM INVESTIR EN AFRIQUE
La délégation camerounaise conduite par le Ministre de l’Eau et de l’Energie a pris part le 9 avril 2026 à cette rencontre d’affaires dénommée : Forum « Investir en Afrique » à Paris dans le but d’inviter les chefs d’entreprises à saisir les opportunités concrètes, structurées et ouvertes pour des partenariats solides que le Cameroun offre dans sa phase d’accélération économique.

Le Cameroun était présent à l’édition 2026 du Forum « Investir en Afrique » à Paris consacré au passage à l’échelle des investissements à l’accélération des projets et à l’industrialisation durable du continent. La forte délégation conduite par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), Gaston Eloundou Essomba, était composée entre autres du Directeur Général de l’Économie et de la Programmation des Investissements Publics au Ministère de l’Économie (MINEPAT), Christian Arnault Emini. Prenant la parole devant un parterre de chefs d’entreprise et d’acteurs économiques réunis par le Conseil des investisseurs français en Afrique, elle a déployé un argumentaire de séduction en mettant en avant les opportunités d’investissement qu’offre le Cameroun. Lors de sa prise de parole, le MINEE a mis en avant la solidité du Cameroun dans un contexte international incertain. « Nous ne venons pas vous parler de potentiel. Nous venons vous présenter des opportunités concrètes », a déclaré Gaston Eloundou Essomba, le Ministre de l’Eau et l’Energie. Partant des indicateurs économiques qui positionne le Cameroun comme une plateforme d’investissement à l’échelle du continent, il va faire valoir une croissance estimée autour de 4 %, pour soutenir ce que cela amène le Cameroun de jouer un rôle moteur au sein de la CEMAC. Mais aussi, un marché de plus de 30 millions d’habitants, qui lui donne un positionnement stratégique en Afrique Centrale et un accès à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine.
Toute chose qu’il dit être favorable aux investissements au regard de la phase d’accélération économique dans laquelle le pays s’est engagé. Mettant en avant la nouvelle orientation économique tournée vers l’investissement productif, la transformation industrielle et la création de valeur locale. Affirmant ainsi l’ambition du Gouvernement de bâtir une économie compétitive, capable de s’intégrer pleinement aux chaînes de valeur régionales et continentales. Comme des secteurs favorables aux investissements, il va énumérer : l’Énergie, les infrastructures, l’agro-industrie. Prêchant pour sa chapelle, Gaston Eloundou Essomba va soutenir qu’au cœur de cette stratégie, le secteur de l’énergie apparaît comme un levier majeur avec un important potentiel hydroélectrique riche, d’environ 23 000 MW, avec une exploitation actuelle très faible. Le bassin de la Sanaga concentre 75 % de ce potentiel, qui est au cœur de la stratégie énergétique du pays pour l'horizon 2035. Ce qui représente le 2ème ou 3ème plus grand potentiel hydroélectrique d'Afrique subsaharienne. Mais seulement une infime partie, estimée à environ 3% à 5%, est actuellement exploitée. Les principaux investissements se concentrent sur les centrales de Nachtigall (420 MW mise en service en 2025), Memve’ele (211 MW), Lagdo (72 MW), Song-Loulou (388 MW), Edéa (263 MW) et le barrage régulateur de Lom Pangar, soit une puissance installée cumulée de 1354 MW.
Cela dit, le Cameroun entend renforcer son offre pour soutenir son développement industriel et répondre à une demande régionale en forte. Avec un marché de plus de 30 millions d’habitants, une position stratégique en Afrique centrale et un accès à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZELCAF), le Cameroun se positionne comme une plateforme d’investissement à l’échelle du continent. Le Directeur Général de l’Économie et de la Programmation des Investissements Publics au MINEPAT, Christian Arnault Emini a dans le même sens mis un accent sur les offres disponibles capables de contribuer à la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Mais aussi comme atout, un environnement des affaires en amélioration continue à travers la simplification des procédures, la digitalisation des services, les incitations à l’investissement et le renforcement des partenariats public-privé. Divers projets structurants ont mis en exergue pour traduire la qualité du partenariat avec les acteurs engagés dans les financements. A l’instar de l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal qui fonctionne à son plein potentiel pour une capacité énergétique de 420 MW qui couvre environ 30 % des besoins en électricité du pays. À Paris, le message était sans ambiguïté : « Le Cameroun n’est plus seulement une promesse. Il se veut désormais une terre d’opportunités concrètes ».
Mathieu Nathanaël NJOG



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