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Le Premier Ministre libère les populations riveraines du spectre de la prédation et trace la ligne rouge

il y a 19 heures
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Dernière mise à jour : il y a 2 heures


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SÉCURISATION DES EMPRISES AÉROPORTUAIRES

Le Premier ministre, Head of Government, Joseph Dion Ngute, a présidé le 23 septembre 2026 un Conseil de Cabinet décisif consacré à la sécurisation du patrimoine foncier des aéroports du Cameroun. Alors qu’un audit crucial de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pointe à l'horizon de novembre 2026, l'État reprend la main avec méthode, rigueur et transparence. Cette haute instruction gouvernementale vient opportunément dissiper le brouillard d'inquiétudes, de suspicions et de manœuvres opaques qui empoisonnait le quotidien des populations du quartier Newton Aéroport à Douala, victimes ces derniers mois d'un recensement sauvage sur fond d'appétits fonciers insatiables.


Il aura fallu que le sommet de l'appareil exécutif s'en saisisse pour que force reste définitivement à la loi et à la méthode administrative. Le Conseil de Cabinet tenu le 23 septembre 2026 à Immeuble de l'Étoile sous la présidence éclairée du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, restera comme un acte de salubrité publique et de souveraineté administrative. Au cœur des délibérations : la sécurisation méthodique, urgente et concertée du domaine foncier des aéroports internationaux de Yaoundé-Nsimalen, Douala, Garoua, Maroua-Salak et Koutaba. Pour quiconque observe la gestion de l'espace public au Cameroun avec l'œil aiguisé de la rigueur juridique, la sortie du Chef du Gouvernement sonne comme une réponse cinglante à l'anarchie, mais aussi un rappel solennel à l'ordre. À deux mois de l'échéance fatidique de l'audit du programme de supervision de la sécurité de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), prévu du 26 novembre au 9 décembre 2026, le Cameroun ne pouvait plus se payer le luxe de la cacophonie, des initiatives isolées et des prédations masquées sous le vernis du régalien.

Joseph Dion Ngute a tapé du poing sur la table. Il a dénoncé sans complaisance l'occupation irrationnelle et irresponsable des zones aéroportuaires par des riverains parfois abusés, mais aussi par des prédateurs économiques en quête de rentes foncières. Cependant, la subtilité de la démarche gouvernementale réside dans sa séquence : pas de brutalité aveugle, pas de bulldozers nocturnes conduits dans le déni du droit, mais un Programme national de reconstitution et de sécurisation du patrimoine foncier aéroportuaire. Le Premier ministre a prescrit une démarche séquentielle d'une clarté limpide : - Le recensement scientifique et contradictoire des occupations irrégulières ; - La clarification incontestable des limites juridiques et cadastrales des domaines aéroportuaires ; - L'identification rigoureuse des occupants et l'évaluation objective de leurs droits ; - La délimitation physique, la clôture hermétique et la régularisation des titres fonciers de l'État ; - La libération des emprises et la récupération des parcelles illégalement usurpées, assortie d'indemnisations justes pour les droits légitimement établis. Ce schéma met un terme immédiat aux spéculations apocalyptiques et aux méthodes de commando qui avaient fini par semer la terreur au sein des familles à Douala 2ème.

 

Une opération de libération des emprises de l'Aéroport International de Douala
Une opération de libération des emprises de l'Aéroport International de Douala

New-town Aéroport : Fin de la foire aux prédateurs et du recensement fantôme

Il faut dire les choses telles qu'elles sont, sans complaisance ni fard. Depuis plusieurs mois, le quartier New-Town Aéroport vivait dans le traumatisme lancinant d'une opération clandestine qui ne disait pas son nom. Des individus non identifiés, munis d'outils de marquage rudimentaires, sillonnaient les ruelles, flanquaient des inscriptions sibyllines telles que « CCAA 5120 » sur les murs des habitations, et distribuaient des bouts de papier hâtifs renvoyant les citoyens perplexes vers la Délégation Départementale du Ministère de l'Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) au Wouri. Le tout, dans un flou artistique absolu où le Sous-préfet de Douala 2ème, les Chefs traditionnels et les auxiliaires d'administration, pourtant courroies de transmission naturelles de l'État, étaient tenus dans une ignorance coupable. La panique s'était emparée des riverains, convaincus d'être victimes d'une maffia foncière coalisée, cherchant à profiter du nouveau Plan d'Occupation des Sols de la Communauté Urbaine de Douala (CUD), qui classe le secteur en « zone résidentielle à consolider », pour opérer un hold-up foncier de grande envergure.

Le renvoi de la « patine chaude » entre le Président du Conseil d'Administration des Aéroports du Cameroun (ADC), le Dr Fritz Ntone Ntone, et la Direction Générale de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) ne faisait qu'accentuer le malaise d'une population jetée dans les bras de la contestation. Le Conseil de Cabinet du 23 septembre 2026 vient balayer ces manœuvres d'arrière-boutique. En réaffirmant que l'État opère sous l'autorité directe du Premier Ministre et dans le cadre d'un Comité interministériel structuré, la haute instance gouvernementale désavoue de fait les initiatives solitaires et opaques. Non, New-town Aéroport n'est pas une terre sans maître livrée aux appétits d'affairistes de l'immobilier ! Toute opération sur le terrain doit désormais s'inscrire dans le grand livre de bord fixé par l'Immeuble de l'Étoile : transparence, traçabilité, rôle central du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF), et respect scrupuleux des droits des populations.

L'héritage de 2009 et la mémoire du cadastre rappellent les limites

Pour bien comprendre l'imposture de la précipitation récente à Douala, il convient de rafraîchir les mémoires. Les limites de l'Aéroport International de Douala ne sont pas nées hier de la fantaisie d'un administrateur territorial en mal de visibilité. Elles ont été arrêtées au terme d'un processus exemplaire conduit à partir de 2009 sous le sceau de la Banque Mondiale, principal bailleur de fonds du Programme de développement et de sécurisation des infrastructures de transport. À cette époque, la Commission mise sur pied par Arrêté préfectoral intégrait toutes les parties prenantes : le Sous-préfet de Douala 2ème, le représentant des populations de Newtown Aéroport, les experts du Cabinet GEO DESIGN et les Universitaires du Centre Albert Einstein pour l'étude d'impact environnemental et social. C'est ce travail scientifique rigoureux qui a fixé le domaine public aéroportuaire de Douala à 1 218 hectares, répartis sur 07 titres fonciers bien distincts. C'est ce processus qui a conduit à la construction de la route de patrouille de 13,8 kilomètres et à l'érection de la clôture de sécurité périphérique de 20 kilomètres. Le rapport du Centre Albert Einstein concluait d'ailleurs de manière sans équivoque : « A priori, le projet n'est pas de nature à générer des expropriations ».

Dès lors, d'où venait subitement cette volonté d'outrepasser les limites physiques fixées en 2009-2010 ? Pourquoi vouloir déplacer les lignes sans produire une nouvelle déclaration d'utilité publique, sans étude d'impact environnemental réactualisée, et sans saisir le MINDCAF ? Le Conseil de Cabinet du 23 septembre apporte une réponse claire à cette dérive : la reconstitution du patrimoine foncier aéroportuaire se fera sur la base des titres réels de l'État, et non sur des interprétations élastiques des limites cadastrales. Si la CCAA a besoin d'extensions futures pour moderniser la plateforme de Douala, cela doit se faire selon les règles de l'art juridico-administratif, par voie d'expropriation légale pour cause d'utilité publique, et non par des grignotages clandestins aux allures de spoliation.


Le cap de l'OACI : Sécurité globale contre bricolage local

Il ne faut cependant pas perdre de vue l'impératif stratégique suprême. Si le Gouvernement camerounais déploie une telle énergie, c'est que l'enjeu dépasse de loin les querelles de clocher ou les spéculations de quartier. Le Cameroun joue sa crédibilité internationale. L'audit de sécurité de l'OACI prévu de fin novembre à début décembre 2026 ne pardonnera aucun amateurisme. Dans le concert des nations aériennes, la sécurité d'un aéroport ne s'arrête pas au tarmac ou aux halls d'embarquement. Elle englobe la maîtrise absolue des emprises, la neutralisation des risques d'intrusion, le contrôle des périmètres de sécurité incendie (particulièrement autour des dépôts de carburant aviation) et la garantie que les zones de dégagement d'urgence ne sont pas encombrées par des habitations anarchiques. Les précédents de Nsimalen (alertes de 2015 et 2019), de Ngaoundéré (249 habitants expropriés et indemnisés à hauteur de 250 millions de FCFA en 2024) ou des indemnisations de New-Town Aéroport 1 et 4 en septembre 2023 démontrent que l'État sait être responsable lorsque la sécurité nationale et internationale l'exige. Mais il le fait dans le cadre de la loi, en débloquant des chèques d'accompagnement social et en assurant la réinstallation de ses citoyens. La résolution prise sous la présidence de Joseph Dion Ngute offre ainsi une double garantie aux Camerounais : - Garantie pour la nation : Des aéroports aux normes internationales, sécurisés, prêts à subir l'examen sévère des auditeurs de l'OACI sans risquer un gel ou un classement en zone rouge de nos plateformes aéroportuaires. - Garantie pour les riverains de New-town Aéroport et d'ailleurs : L'assurance qu'aucun déguerpissement ne se fera dans le désordre, dans l'arbitraire ou sous le dictat de réseaux mafieux. Les recensements seront légitimes, les droits seront examinés, les titres fonciers respectés, et les indemnisations versées avant toute opération de libération des sols.

L'heure de la vérité et de la responsabilité administrative

En remettant l'église au centre du village et le droit au cœur de la gouvernance foncière, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a posé un acte fort. L'heure n'est plus au silence radio des institutions concernées. La CCAA, le MINHDU, le MINDCAF et les autorités préfectorales du Wouri doivent désormais accorder leurs violons sur le diapason de la transparence républicaine. Les populations de New-town Aéroport, hier plongées dans la détresse et le doute, disposent désormais de la meilleure des boussoles : celle de la haute instruction gouvernementale. Le Conseil de Cabinet du 23 septembre 2026 n'a pas seulement tracé la feuille de route de la sécurisation des aéroports du Cameroun ; il a réaffirmé la primauté de l'État de droit sur la spéculation, protégeant à la fois le ciel du Cameroun et la terre de ses citoyens. Il appartient désormais aux gestionnaires du dossier de traduire cette volonté politique sur le terrain, sans bavure, sans abus et dans l'honneur de la République.

Mathieu Nathanaël NJOG

Journaliste d'Investigation, Grand Reporter & Analyste Spécialisé des Questions Economiques

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