Dr Njime Akwa Honoré enclenche le temps du sursaut et de la reconquête par un travail foncier de terrain
RDPC WOURI I
À quatre mois des échéances municipales et législatives, la section RDPC de Douala 1er tangue, minée par le désamour militant et les contrecoups de la présidentielle d’octobre 2025. Face à un exécutif municipal à bout de souffle après près de trois mandatures décriées et une fronde interne ininterrompue depuis 2018, un homme s'impose sur le terrain : le Dr Njime Akwa Honoré. Porté par 12 des 15 sous-sections du Wouri 1er, ce fils du terroir incarne désormais l'alternative crédible et le véritable patron politique capable d'éviter le crash électoral au parti des flambeaux.

Dans les travées politiques de la capitale économique, où la rumeur est souvent le baromètre des grandes secousses, le diagnostic ne souffre plus d’aucune ambiguïté : la section Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) du Wouri 1er est en crise de représentativité. Après un score particulièrement famélique de 14 % enregistré lors du scrutin présidentiel d’octobre 2025, l'appareil local du parti au pouvoir navigue en eaux troubles. Au centre des griefs exprimés par les militants, la gestion jugée usée, autocratique et déconnectée de la Mairie de la Commune d’Arrondissement de Douala 1er. Après trois mandatures consécutives, l'actuel Chef de l'exécutif communal fait face à une perte de vitesse vertigineuse, essuyant des critiques acérées tant de la part de sa propre base militante que du Conseil municipal. Il faut dire que l’orage ne date pas d'hier. Dès 2018, une vive fronde avait éclaté au sein de la section, révélant les fractures d'un système à bout de souffle. Mais aujourd'hui, le temps presse. À quatre mois des consultations municipales et législatives, l'ombre d'un désastre électif hante les états-majors politiques. Dans cette atmosphère de fin de règne et de doute méthodique, une figure émerge avec autorité pour reprendre en main les rênes du destin local : le Dr Njime Akwa Honoré.
Un diagnostic sans complaisance à la base
Là où d’aucuns auraient cédé aux sirènes des discours lénifiants et des promesses d'appareil, le Dr Njime Akwa Honoré a choisi la méthode forte : celle du parler-vrai, de la lucidité et de l'immersion directe au sein des structures de base. S'inscrivant en droite ligne des orientations stratégiques arrêtées lors du séminaire du RDPC tenu à Yaoundé le 22 juillet 2026 sous l'impulsion de la hiérarchie du parti, l'homme politique entend matérialiser sur le terrain la vision de proximité, d'écoute et de remobilisation portée par le Président national, Paul Biya. Dimanche 13 septembre 2026, la sous-section OFRDPC Akwa D, réunie au quartier Bessengue, a servi de cadre à une démonstration de force et de clarté. Devant plus de 150 militantes venues des Comités de base de Bon’ebel’ankon, Grand Bessengue Mboppi, Plateau, Renouveau, Grand Bessengue, Bessengue Mixte et Vétérinaire, mobilisées par la présidente Mme Belinga Marie, le Dr Njime Akwa Honoré n'a pas usé de langue de bois. « Les résultats de l’élection présidentielle n’étaient pas du tout bons pour nous et c’est de notre responsabilité », a-t-il asséné avec gravité devant une assistance suspendue à ses lèvres. Refusant de céder à un optimisme de façade ou de flatter les consciences, le prétendant au leadership local a directement tiré la sonnette d'alarme : « Si nous ne faisons rien, nous allons droit au mur ou dans le ravin ». Pour le Dr Njime Akwa Honoré, le constat issu du séminaire de Yaoundé est implacable : la cartographie politique de Douala est désormais teintée de rouge, couleur de l'alerte maximale. Dans une circonscription aussi emblématique que Douala 1er, le risque de perdre la totalité des sièges municipaux et législatifs n'est plus une vue de l'esprit, mais une menace imminente si l'inertie actuelle persiste.

Proximité, méthode et considération du militant
Face à ce péril électoral, le Dr Njime Akwa Honoré ne s'est pas contenté de dresser un procès-verbal de carence. Depuis plus d'un an, sans attendre de providentielles circulaires du Comité central, il s’est mué en véritable pompier du parti dans le Wouri 1er. Sillonnant sans relâche les Cellules, Comités de base et Sous-sections, il déploie une méthode articulée autour de trois leviers stratégiques : la cartographie politique des forces en présence, l'assainissement du sommier politique pour une maîtrise parfaite des effectifs, et la valorisation du rôle du militant à travers l'emploi et l'accompagnement social. « Le militant de base est le reflet du parti au quartier », se plaît-il à répéter. Une conviction qu'il traduit par des actes concrets qui marquent la rupture avec les pratiques d'antan. Rompant avec la modicité des moyens autrefois alloués aux militants lors des rassemblements, il a opéré ce que la base qualifie désormais de « révolution » : les frais de transport des militantes et militants, historiquement fixés à 1 000 francs CFA, ont été portés à 5 000 francs CFA sous son impulsion. Une marque de considération qui a immédiatement ravivé la flamme et la fierté d'appartenir au RDPC. Sur le plan électoral, son action a été tout aussi décisive. Considérant que la carte d'électeur est la seule arme légitime dans le combat politique, le Dr Njime Akwa Honoré s'est investi personnellement pour lever les obstacles financiers et logistiques qui entravaient l'enrôlement des citoyens. Grâce à son soutien massif, des milliers de militants ont pu formaliser leur inscription sur les listes électorales avant la clôture officielle du 30 août dernier. Son engagement social se manifeste également au quotidien, loin du tumulte des tréteaux politiques. Qu'il s’agisse de la prise en charge de soins de santé, de l'appui à la scolarisation d'enfants de militants démunis, ou des soutiens financiers apportés lors des célébrations du 8 mars et du 20 mai 2026, l'homme multiplie les gestes de solidarité active.
L’ancrage territorial d'un fils du pays
Au-delà des moyens mobilisés, l'adhésion massive suscité par le Dr Njime Akwa Honoré puise ses racines dans sa personnalité et son ancrage territorial profond. Natif de Bonalembé dans le canton Akwa, il est un pur produit de la cité pontonnière. Figure familière de l'espace public local, il a présidé pendant plus de deux décennies aux destinées du mythique club de football Caïman de Douala, une expérience managériale et humaine qui lui confère une intime connaissance des hommes, des réseaux et des sociologies urbaines de la capitale économique. Sur le plan professionnel, son rôle de Conseiller technique au Guichet Unique (GUCE) de Douala témoigne de ses compétences organisationnelles et de sa rigueur administrative, des qualités aujourd’hui mises au service de la restructuration du parti à la base. À ce jour, le bilan de son immersion politique parle d'un langage arithmétique édifiant : sur les 15 sous-sections que compte la section RDPC du Wouri 1er, 12 ont déjà officiellement pris fait et cause pour lui, l'adoubant comme le nouveau leader incontournable et le seul candidat en mesure de conduire victorieusement la liste du parti aux prochaines élections municipales.
Cap sur le rassemblement pour la victoire
À quatre mois du rendez-vous électoral, l'objectif du Dr Njime Akwa Honoré reste axé sur la réconciliation des cœurs et des esprits. Invitant les camarades de tous horizons à « fumer le calumet de la paix » et à dépasser les querelles stériles qui ont affaibli la section depuis 2018, il entend reconstituer un bloc monolithique derrière le Président National Paul Biya. Partout où il passe, l'accueil chaleureux, ponctué de youyous et de témoignages d'affection, atteste d'un espoir retrouvé. Des femmes, des jeunes et des patriarches ne cachent plus leur sentiment : celui de voir en lui le guide providentiel venu enlever les épines des pieds de la base militante et restaurer la dignité du militant du Wouri 1er. En remettant les structures de base au cœur du dispositif politique, le Dr Njime Akwa Honoré montre qu'il ne s'agit plus de gérer des pré-carrés ou de préserver des privilèges municipaux vacillants, mais de reconstruire une dynamique de conquête victorieuse. Si le défi de transformer cette fervente mobilisation en raz-de-marée électoral reste immense, le ton est désormais donné à Douala 1er : l'heure du réveil a sonné, et le nouveau cap est fermement maintenu.
Mathieu Nathanaël NJOG
Journaliste d'Investigation, Grand Reporter & Analyste Spécialisé des Enjeux et Questions Politiques



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