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L’AEC et plusieurs pays africains poursuivent le boycott des prochaines assises


SOMMET SUR LES ENERGIES EN AFRIQUE


Le prochain Sommet sur les Energies en Afrique, prévu du 12 au 14 mai 2026 à Londres, est embué par un élan de boycott des leaders du secteurs et certains pays africain. C’est ainsi qu’au sortir de l’ARDA Week 2026, qui s’est tenu au Cap en Afrique du Sud du 13 au 17 avril 2026, la Chambre Africaine de l'Energie, principal rassemblement africain dédié à l'industrie pétrolière, a décidé de poursuivre son boycott de ce Sommet et exige un changement immédiat de paradigme en matière de valorisation du potentiel local.





Dans un communiqué signé du 22 avril 2026 à Johannesburg en Afrique du Sud, la Chambre Africaine des Energies (AEC) maintient la poursuite du boycott du prochain Sommet sur les énergies en Afrique, prévu pour se tenir à Londres du 12 au 14 mai 2026. Le principal rassemblement africain dédié à l'industrie pétrolière dit maintenir cette pression sur les organisateurs, Frontier Energy Network jusqu'à ce pour qu'ils remédient aux pratiques d'embauche discriminatoires et s'alignent sur les priorités africaines en matière valorisation du potentiel local et de prioriser le développement. En effet, elle souhaite voir des changements significatifs apportés dans le secteur à l'approche de l'événement pour ce qui est de potentiel local et de pratiques d'embauche. Cette position traduit l'inquiétude croissante au sein du secteur énergétique africain quant au fait que les plateformes pétrolières prétendant représenter le continent ne parviennent pas à inclure des professionnels africains, en particulier des Africains noirs dans les rôles de direction et de prise de décision.

Pour la Chambre, il ne s’agit plus d’une question d’engagement ou de dialogue, mais de responsabilité. Car malgré qu’elle ne cesse de multiplier les plaidoyers pour faire entendre à cette cause reforme, les organisateurs du Sommet n’ont pas faire preuve de volonté pour soutenir cette revendication afin d’apporter des réponses concrètes et efficientes aux préoccupations concernant l’exclusion, en particulier le manque de représentation des Africains noirs aux échelons supérieurs au sein des plateformes pétrolière basée sur l’Afrique. Pour l’AEC, face à cette indifférence, leur action aura le mérite de saper à la fois la crédibilité et la légitimité de l’événement. « Notre position reste la même : si vous tirez profit des ressources de l’Afrique et de son programme de développement, vous devez alors refléter l’Afrique dans votre direction, votre recrutement et votre prise de décision », déclare NJ Ayuk, Président Exécutif de l’AEC. Et pour cause : « Le potentiel local ne peut plus être une façade » poursuit-il.




L'Afrique en ordre de bataille

Décidément, les leaders du secteur pétrolier africain ont mangé du lion. Le week-end dernier à l’ouverture des assises de l’ARDA Week 2026, ils avient appelé à l’urgence de la construction des raffineries locales des pays producteurs africains. Arguant que c’est essentiel parce que cela va permettre de lutter contre la précarité énergétique, stimuler la croissance industrielle et garantir l'indépendance énergétique à long terme. Ce d’autant plus que cela va réduire la dépendance aux importations coûteuses, stabiliser les prix du carburant et créer de la valeur ajoutée locale. Dans cet élan de voir ramener l’église au centre du village, l’AEC soutient que la poursuite du boycott du prochain Sommet sur les énergies en Afrique, qui a été adopté à l’unanimité de ses membres entre dans la dynamique « d’un engagement concret en faveur de l’inclusion, de l’égalité des chances et de l’appropriation ».

Ce d’autant plus qu’il est inadmissible de voir perdurer « une situation où l’Afrique est au cœur des discussions, mais où les Africains sont absents des postes de direction », a déclaré NJ Ayuk, Président Exécutif de l’AEC. La chambre n’est pas seule dans la sollicitation d’une réforme profonde dans le secteur en Afrique Subsaharienne. On y voit de plus en plus une Afrique plus que jamais solidaire pour les causes communes qui s’aligne progressivement mais massivement à cette décision de boycott. Que ce soit le secteur privé ou public du secteur pétrolier africains, tous parlent de plus en plus d’une même voix. Le ton a été donné lors de la session du Sommet sur les Energies en Afrique qui s’est tenue du 19 au 20 mars 2026. Lorsqu’en accord avec le gouvernement, le secteur pétrolier et gazier du Mozambique avait suivi l’AEC en retirant dudit Sommet. A quelques semaines de la session de mai 2026 du Sommet, le Ghana a emboîté le pas, invoquant les mêmes revendications. Pour cette autre déclaration de boycott faite au sortir de l’ARDA Week 2026, la Chambre Africaine de l'Energie a élargi le champ en interdisant même à ses membres d’y participera.





 

L'AEC maintient la pression 

Plus que jamais déterminé à rallier le plus grand nombre à cette position de boycott, la Chambre l’a aussi annoncée lors de la Conférence Internationale sur l’Energie qui s’est tenue à Windhoek en de Namibie la semaine dernière, avant les assises de l’ARDA Week 2026. Des assises au cours desquelles, les discussions avaient principalement porté sur le potentiel local, les femmes dans le secteur de l’énergie et la promotion du boom pétrolier du pays. Au cours de cet événement, l’AEC avait appelé à la mise en place des cadres solides en matière de valorisation du potentiel local et de promotion d’un leadership inclusif. Soulignant à l’occasion que grâce à une participation renforcée et à des politiques favorisant la diversité des genres, le pays pourrait faire du pétrole et du gaz un moteur de croissance du continent. Même si, il est donné de constater que le comportement des organisations occidentales telles que Frontier Energy Network et des investisseurs de la trempe de Daniel Davidson représente une vraie menace structurelle pour le développement énergétique de l’Afrique.

Autrement dit, il serait extrêmement dangereux de laisser la vision de Daniel Davidson et de Frontier Energy Network dicter la manière dont le continent veut résoudre l’épineuse question de la pauvreté énergétique à travers les investissements et le développement des gisements à travers l’Afrique. Dans tous les cas, l’AEC promet d’intensifier cette campagne de boycott dudit Sommet au cours des prochaines semaines. C’est pourquoi à l’ARDA Week 206 au CAP en Afrique du Sud, la volonté politique des Etats a été vivement sollicitée. Cette fois, les leaders du secteur menacent de s’en prendre aux Gouvernements sismiques qui continuent de permettre ce genre de politiques horribles. Parce qu’ils se rendant ainsi complices de politiques anti-africaines. Pour la Chambre et ses partenaires, il ne s'agit pas d'exclusion comme réplique, mais d'établir une base de référence en matière d'équité, de représentation et de respect mutuel. « Tant que cette norme ne sera pas respectée, le boycott restera en vigueur. », a confié NJ Ayuk, Président Exécutif de l’AEC.



Mathieu Nathanaêl NJOG

 
 
 

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