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Pendant que la Dibamba fait sa révolution industrialo-portuaire, un géant hôtelier s’éveille aux sommets de Bonanjo

il y a 21 heures
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Dernière mise à jour : il y a 1 heure


PORT AUTONOME DE DOUALA

Du 24 au 25 septembre 2026, la capitale économique du Cameroun a été le théâtre d’un moment charnière de son histoire contemporaine. Sous l’impulsion visionnaire de l’Autorité Portuaire de Douala et en présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, représentant personnel du Chef de l'État Paul Biya, la cité des sagas industrielles a célébré la matérialisation de deux projets titanesques. Entre l’émergence de la Zone d’Activités Industrielles Portuaires de Missolè 1 à la Dibamba et la pose de la première pierre du complexe Kempinski Shekinah Palace à Bonanjo en partie structuré avec la puissance financière de BGFIBank Cameroun, Douala ne se contente plus de rêver son avenir : elle le bâtit à coups de centaines de milliards de FCFA.




Viste du Chantier de construction de la Zone de Développement des Activités Portuaires et Industrielles de Dibamba
Viste du Chantier de construction de la Zone de Développement des Activités Portuaires et Industrielles de Dibamba


En ce 24 septembre 2026, le soleil de Missolè 1 traverse avec peine la voûte humide qui surplombe le fleuve Dibamba. Mais sur le terrain, l'atmosphère est à l'effervescence des grands jours. Il règne ici cette odeur singulière de terre remuée, de béton frais et de fierté nationale retrouvée. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.E. Chief Joseph Dion Ngute, est venu fouler ce sol stratégique pour s’assurer que la promesse faite à la nation prend corps. À ses côtés, l’homme-orchestre de la modernisation portuaire, Cyrus Ngo’o, Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD), le Ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhé, Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, Le Ministre des Sports et de l’Education Physique, Narcisse Mouelle Kombie et le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Ce qui se joue à la Dibamba dépasse la simple extension foncière. C’est la concrétisation d’une vision initiée en 2011, réaffirmée lors de la pose de la pierre de fondement en juillet 2025, et désormais engagée dans une phase opérationnelle décisive. Le calendrier est clair, précis, presque martial : le troisième trimestre de 2027 doit voir sortir des usines la première Base Logistique et Industrialo-Portuaire sur le site. Pour le Port Autonome de Douala, l’enjeu est colossal. Il s’agit d’offrir à la zone portuaire de Douala-Bonabéri un poumon industriel à la hauteur des exigences du commerce mondial. Avec un investissement prévisionnel de 230 milliards de FCFA, la Zone de Développement des Activités Portuaires et Industrielles (ZAIP) s’annonce comme le catalyseur ultime de l’écosystème productif camerounais. À terme, ce sont près de 15 000 emplois directs qui viendront irriguer le tissu social de la région Il fallait voir la précision des maquettes présentées au Chef du Gouvernement pour saisir l’ingéniosité de l’ouvrage. L’un des joyaux d’ingénierie du projet repose sur un raccordement de 2,5 kilomètres reliant directement le réseau routier à la rivière Dibamba. Ce corridor logistique dédié va métamorphoser le quotidien des Doualais : en canalisant les flux de marchandises, il permettra de retirer pas moins de 500 camions lourds du trafic urbain asphyxié de la capitale économique. Concentrer les activités industrielles, optimiser la mutualisation des infrastructures, susciter des économies d’échelle massives tout en restaurant la fluidité dans les artères de la ville : la ZAIP ne se contente pas d’alimenter les chaînes de valeur locales, elle redéfinit l’urbanisme opérationnel. De la route au fleuve, de la logistique à l'usine, la Dibamba s'affirme comme le nouveau moteur d’un Cameroun qui transforme ses matières premières sur son propre sol.


Signature de conventiond e financement entre le DG de la BGFIBANK Cameroun et le PDG de Kempinski Shekinah Palace
Signature de conventiond e financement entre le DG de la BGFIBANK Cameroun et le PDG de Kempinski Shekinah Palace

BGFIBank Cameroun en chef d'orchestre de l’ingénierie financière de Kempinski Shekinah Palace


Le lendemain, 25 septembre 2026, le décor change mais la ferveur reste intacte. Le cortège gouvernemental investit le quartier administratif de Bonanjo, cœur battant des affaires et de la décision. Si la Dibamba incarne la puissance industrielle, Bonanjo s’apprête à devenir le phare de la haute hôtellerie et du tourisme d'affaires en Afrique centrale. Au nom du Président de la République, Paul Biya, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a procédé à la pose de la première pierre du complexe Kempinski Shekinah Palace Douala-Bonanjo. Porté avec audace par le groupe All Luxury Suites (ALS Group), ce projet vertigineux représente un investissement global de 220 milliards de FCFA, incluant le précieux accompagnement de l'État à travers les facilités fiscales et douanières prévues par la législation sur l'incitation aux investissements. L'édifice qui s'élèvera bientôt sur une superficie de deux hectares a de quoi donner le tournis : - Une tour majestueuse de 27 étages, symbole de la verticalité assumée de Douala. - 214 chambres et suites de très haut standing, répondant aux standards les plus exigeants de la prestigieuse enseigne Kempinski. - 35 appartements hôteliers combinant intimité et services exclusifs. - 17 000 mètres carrés de bureaux de classe internationale, destinés à accueillir les sièges des multinationales. - Un centre de conférences modulable de près de 3 000 places, taillé pour abriter les grands sommets diplomatiques et économiques du continent. Mais derrière le béton et la vision architecturale, un projet d'une telle ampleur exige une ingénierie financière tout aussi monumentale. C'est ici qu'intervient BGFIBank Cameroun, partenaire stratégique majeur présent aux côtés du promoteur All Luxury Suites Group. En qualité d’Arrangeur et d’Agent du financement, BGFIBank Cameroun a joué un rôle déterminant dans la structuration et la mobilisation des ressources financières indispensables à la concrétisation de ce joyau. Par cet engagement de premier ordre, l'institution bancaire réaffirme sa position de pilier du secteur privé et d'accompagnateur privilégié des projets structurants du Cameroun. C'est la démonstration parfaite d'un secteur financier local capable de se porter garant de la transformation économique nationale, incarnant avec force sa promesse institutionnelle : « Financer les ambitions, accompagner les transformations, construire l’avenir ».

Pose de la première pierre par le Premier Ministre Chief Joseph Dion Ngute de Kempinski Shekinah Palace, 5 étoiles
Pose de la première pierre par le Premier Ministre Chief Joseph Dion Ngute de Kempinski Shekinah Palace, 5 étoiles

L’engagement indéfectible de l'État, l’énergie de la jeunesse et la bénédiction des ancêtres

Au-delà des chiffres impressionnants, 3 000 emplois directs durant les 36 mois de chantier et 4 000 emplois en phase d’exploitation, l’événement a pris une résonance profondément patriotique. Dans l'air chaud de Bonanjo, les mots prononcés par le promoteur du projet, le Camerounais Rodolphe Simo Kam, ont retenti comme un électrochoc pour la jeunesse du pays : « Jeunesse camerounaise, ne doutons jamais de nos compétences. Le Président Paul Biya est un bâtisseur pour la jeunesse et les générations à venir. » Voir un fils du pays porter à bras-le-corps un projet de 220 milliards de FCFA aux côtés des géants mondiaux de l'hôtellerie prouve que le génie camerounais n'a rien à envier aux investisseurs extérieurs. Quand l'actionnariat national s'allie à l'expertise internationale, la souveraineté économique cesse d'être un concept pour devenir une réalité de béton et d'acier. Et parce qu'aucune grande œuvre ne s'enracine à Douala sans le consentement de l'eau et de la terre, les Chefs traditionnels Sawa, gardiens immémoriaux des valeurs ancestrales, ont conduit une solennelle cérémonie de libations. Invoquant la protection des mânes pour la sécurité des ouvriers et le succès du chantier, les dignitaires ont scellé l'alliance entre le progrès moderniste et l'héritage identitaire. Prenant la parole, le Premier Ministre Joseph Dion Ngute a tenu à souligner la portée politique de ces journées mémorables. Pour le Chef du Gouvernement, la concrétisation de ces chantiers traduit l'ambition ferme du Président Paul Biya de transformer le potentiel naturel et humain du Cameroun en investissements productifs, générateurs de richesses durables. Reconnaissant le rôle de catalyseur de l'économie joué par l'hôtellerie et la logistique portuaire, Joseph Dion Ngute a rassuré les promoteurs et les partenaires internationaux. L’État du Cameroun jouera pleinement sa partition, en veillant scrupuleusement à lever tous les obstacles administratifs, techniques ou réglementaires qui pourraient émailler le déroulement des travaux. De la Dibamba à Bonanjo, ces deux journées intenses orchestrées avec brio sous le patronage de l'Autorité Portuaire de Douala dessinent le visage du Cameroun de demain. Un pays qui avance, qui crée, qui accueille, et qui refuse de regarder le train du développement passer sans y monter en première classe.

Mathieu Nathanaël NJOG

 Journaliste d'Investigation, Grand Reporter & Analyste Spécialisé des Questions Economiques

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