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L’ONUCTAD annonce un chiffre d’affaires record de 17 500 000 milliards de FCFA réalisés en 2025

COMMERCE MONDIAL 2025

L'ONU Commerce et Développement vient de publier son rapport 2026 sur les chiffres réalisés en 2025. Il révèle que le commerce mondial a atteint un niveau record, dépassant les 35 000 milliards de dollars (environ 17 200 000 milliards de FCFA). Marquant un tournant historique



L'ONU Commerce et Développement (UNCTAD) vient de publier le rapport 2026 sur le commerce mondial au cours de l’année 2025. Il révèle des chiffres records de 35 000 milliards de dollars, de 2200 milliards environ (110 000 milliards de FCFA) soit une hausse d'environ 7 % par rapport à 2024. Dans cette croissance globale, c'est l'Afrique qui, avec l'Asie de l'Est, a enregistré les avancées les plus robustes. Autrement dit, l'Afrique a été le moteur de cette croissance en 2025. Parce qu’il ressort que le continent s'est distingué par une performance supérieure à la moyenne mondiale. Cette dynamique a été portée par une demande résiliente et une diversification progressive des partenaires commerciaux. Même si la Zone de Libre Echange Continental africaine (ZELCAF) piétine, l'essor stratégique du commerce Sud-Sud entre pays en développement (Sud-Sud) a surpassé les tendances mondiales avec une croissance de 9% sur les 12 derniers mois. Pour les entreprises africaines, cela confirme une opportunité majeure. Il devient important de renforcer les corridors commerciaux avec l'Asie et l'Amérique Latine pour réduire la dépendance aux marchés traditionnels. Les secteurs porteurs ont été l’Intelligence Artificielle (IA), la Technologie verte et l’Agroalimentaire. Les chiffres montrent une demande mondiale explosive pour les produits liés à l'IA et aux technologies numériques de +16% pour l'électronique. Ce rapport 2025 e l'OMC montre l'impact de l'IA sur les échanges, tandis que la CNUCED souligne une croissance robuste. Cependant, des risques géopolitiques et des tensions sur les coûts menacent de ralentir cette dynamique en 2026.

La transition énergétique en cours a marqué une forte croissance pour les composants éoliens et les batteries. Pendant que l’agriculture a eu une croissance solide portée par les produits animaux, les céréales, le café, le thé et les épices. Le rapport UNCTAD met tout de même quelques points de vigilance pour 2026. En dépit du fait que l’on observe un bon comportement du Commerce mondial en ce début d'année, il appelle à la prudence pour les trimestres à venir au regard des tensions géopolitiques qui entrainent des perturbations dans le détroit d'Ormuz et l’influence du conflit au Moyen-Orient sur les coûts du transport et de l'énergie (notamment le carburant). Ce qui peut favoriser un surendettement et une inflation. Ce d’autant plus que la pression de la dette publique continue de limiter les capacités d'investissement et la demande d'importations dans les économies en développement. Conséquence, d’une inflation commerciale qui peut être l’ombre qui cache la forêt. Puisqu’une partie de la croissance observée en ce début d’année 2026 est tirée par la hausse des prix plutôt que par les volumes. Pour transformer la bonne santé du commerce de l’Afrique de l’année dernière en 2026, il va s’en dire que l'accent doit être mis sur l'intégration régionale et l'exploitation des nouvelles chaînes de valeur technologiques et vertes. Parce que le continent tient cette croissance par son accès aux exportations vers la Chine où il bénéficie des incitations telles que l'extension de l'accès en franchise de droits pour les exportations africaines et le renouvellement potentiel de l'AGOA. Ce sont ces appendices qui servent de leviers cruciaux pour soutenir cette dynamique.




L'année  2026 est abordée sous une pression croissante

Le rapport a tôt fait de dire que l'Afrique est au cœur de la résilience malgré les turbulences. S’appuyant sur des indicateurs qui montrent que les marchandises circulent, les chaînes d’approvisionnement s’adaptent et les échanges ont progressé malgré les hausses de tarifs et les tensions géopolitiques. Malheureusement ce qu’on ne dit pas, sous cape c’est qu’il y a un système volatil qui alimente le commerce – fondé davantage sur les bilans et les flux financiers que sur les chaînes d’approvisionnement. Ainsi on évite de faire remarquer que derrière chaque expédition, il y a une ligne de crédit, derrière chaque conteneur, un taux de change, derrière chaque route commerciale, un réseau de banques. A ce jour, plus de 90 % du commerce mondial repose sur le financement du commerce. Les banques, les plateformes de compensation et des instruments financiers complexes comme les dérivés déterminent ainsi qui peut commercer, à quelles conditions et à quel coût. « Le commerce n’est pas seulement la concaténation de fournisseurs. C’est aussi la concaténation de lignes de crédit, de systèmes de paiement, de marchés des changes et de flux de capitaux », déclarait Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de l’ONU Commerce et Développement dans son analyse du rapport 2025. Il est clair que la finance joue désormais un rôle bien plus déterminant dans l’économie mondiale. Les marchés financiers, les institutions et les motivations financières influencent de plus en plus la production et les échanges de biens et services.

Dans ce contexte, le commerce mondial aborde 2026 sous la pression croissante d’un ralentissement de la croissance, d’une fragmentation géopolitique, de l’accélération des transitions numérique et écologique et d’un durcissement des réglementations nationales. Ensemble, ces forces redessinent les flux commerciaux, les décisions d’investissement et les chaînes de valeur mondiales, avec des risques et des opportunités concentrés principalement dans les économies en développement. Ce rapport met en lumière dix tendances qui définiront les modalités des échanges commerciaux en 2026 – et la manière dont les choix en matière de politique commerciale pourraient soit renforcer la fragmentation, soit soutenir une croissance plus résiliente et inclusive. La croissance mondiale devrait rester modérée, à environ 2,6 % en 2026, tandis que celle des économies en développement hors Chine ralentit pour atteindre environ 4,2 %. Les principaux partenaires commerciaux, dont les États-Unis, la Chine et l’Europe, perdent également de l’élan, ce qui affaiblit la demande et resserre les conditions financières. Pour les pays en développement, ce ralentissement de la croissance limite les investissements dans les infrastructures et l’industrialisation. Un commerce régional plus dynamique et la diversification seront essentiels pour renforcer la résilience. Le commerce mondial aborde 2026 sous la pression croissante d’un ralentissement de la croissance, d’une fragmentation géopolitique, de l’accélération des transitions numérique et écologique et d’un durcissement des réglementations nationales. Ensemble, ces forces redessinent les flux commerciaux, les décisions d’investissement et les chaînes de valeur mondiales, avec des risques et des opportunités concentrés principalement dans les économies en développement.



Mathieu Nathanaël NJOG

 
 
 

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