Un nouvel organigramme porté vers la bonne gouvernance, la performance, et la responsabilité sociétale de l’entreprise
- Mathieu Nathanael NJOG

- il y a 22 heures
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CAMWATER
Lors de sa session du 05 janvier 2026 à Bankomo, le Conseil d’administration avait adopté un nouvel organigramme conformément aux réformes structurelles exigées par les orientations visant à l’atteinte de l’émergence du gouvernement et les directives de la Banque Mondiale visant à renforcer les capacités d’intervention de la Cameroon Water Utilities Corporation afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durables, ainsi que l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers. Il vient d’être pourvu à la suite des nominations validées afin de favoriser son implémentation et renforcer son efficacité.

Le nouvel organigramme de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), société concessionnaire du service publique de la production et la commercialisation de l’eau potable, adopté lors de la session du Conseil d’Administration du 05 janvier 2026 à Bankomo vient remplacer celui adopté le 14 septembre 2018. Cette réforme structurelle, visiblement tournée vers sa modernisation, vient se conformer aux exigences de performances organisationnelles qui sont contenues dans le Programme Quinquennal Prioritaire d’Investissement (PPQI) qui est axé sur la Stratégie Nationale de Développement 2020-2023 (SND30) et sur le Plan Stratégique de Développement de la CAMWATER. Mais aussi des objectifs du Programme de Sécurité de l’Eau au Cameroun approuvé par la Banque Mondiale, le 7 mai 2025 qui font de la transformation de l’entreprise une priorité visant à améliorer son efficacité, sa viabilité financière et la qualité de ses services. C’est dans cette démarche que ce nouvel organigramme a été confectionné à la suite d’un audit stratégique qu’avait demandé le Gouvernement et la Banque mondiale dans l’optique de se conformer aux règles et usages admises dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement dans le monde et plus spécifiquement en Afrique.
Changement de paradigme
Pour le Directeur Général Blaise Moussa, « c’est un organigramme avant-gardiste qui est tourné vers la performance et la responsabilité sociétale » de cette entreprise publique de 3è catégorie tel que l’avait aussi recommandé l’étude diagnostique diligentée par le Ministère des Finances, à travers l’ex-commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du Secteur Public et Parapublic. Après plusieurs mois d’analyse de sa conformité comme l’atteste la signature conjointe de l’Administrateur représentant la Présidence de la République, Jean François Ngok Evina et du Président du Conseil d’administration, Patrick Kum Bong Akwa, de la résolution N°002 du PV du Conseil d’Administration du 5 janvier 2026 portant nomination des Sous-Directeurs et assimilés de la CAMWATER. En le rendant public au lendemain de la célébration de la Fête Internationale du Travail, (cf. Cameroon Tribune du 04 mai 2026), le nouvel organigramme comporte des réaménagements sur divers aspects. Au niveau des organes de gestion, le nouveau cadre organique réorganise le Cabinet du Président du Conseil d’Administration, en l’attribuant un Attaché de Direction et d’une Assistante de Direction ainsi que celui du Cabinet du Directeur général qui est désormais pourvu d’un Attaché qui est assisté de quatre Chargés d’Etudes assistants pour dit-on une meilleure répartition de la charge de travail et la gestion optimisée des dossiers stratégiques.

Du côté des structures rattachées, pour une meilleure coordination et un suivi accentué des activités des structures centrales et déconcentrées, on a éclaté l’ancienne Direction des Etudes, de la Planification et de l’Assainissement, en deux nouveaux départements, en l’occurrence - le Département de la Planification, du Suivi et des Statistiques ; et - la Direction des Etudes Techniques, de la Recherche et du Développement. De même, la Direction de l’Exploitation est segmentée en deux entités distinctes, à savoir : - la Direction de la Production et de la Qualité de l’Eau ; et - la Direction des Réseaux et de la Distribution. C’est ainsi aussi que pour une efficacité opérationnelle, l’ancienne Division des Affaires Juridiques et des Marchés a été réorganisée avec la suppression des attributions relatives aux marchés pour devenir la Division des Affaires Juridiques et des Assurances. Dans la même veine, on note l’éclatement de la Division des Technologies de l’Information, de la Communication et de la Traduction, en trois structures. A savoir : - la Division de l’Informatique et de la Transformation Digitale ; - le Département de la Communication et des Relations Publiques ; et - la Cellule de la Traduction et de la Promotion du Bilinguisme pour un arrimage aux dispositions de la loi du 24 décembre 2019 portant promotion des langues officielles au Cameroun.
Une reforme pour se conformer aux standards internationaux
Par ailleurs, dans ce changement de paradigme, une nouvelle dynamique a été impulsée dans le grandes villes, de Yaoundé et Douala qui comptent plus de 4 millions d’habitants. Dirigées jusqu’ici par des Directions régionales qui devaient répondre de toutes les préoccupations de ces millions d’habitant, ce qui conduisait à une saturation et une accumulation des dossiers, c’est ainsi qu’elles sont chapeautées par une Division Régionale de Yaoundé Agglomération qui a aussi sous sa tutelle cinq (05) secteurs de production (spéciale PAEPYS, Nord, Sud, Est et Ouest) ; une Division Régionale de Douala Agglomération a six (06) secteurs ( spéciale Yato, spéciale Japoma, Nord, Sud, Est et Ouest). Et chacun des secteurs des points cardinaux disposera de quatre (04) Agences. Par exemple, actuellement, il n’y a que sept (07) Agences pour couvrir l’ensemble de la ville de Yaoundé. En outre, dans cette nouvelle dynamique, les Agences ne sont plus de simples structures commerciales orientées vers l’encaissement ou l’approche marchande, mais elles sont désormais des Agences commerciales à cycle complet. C’est-à-dire qu’elles vont pouvoir traiter des questions d’exploitation mais aussi des problèmes d’incident, de casse, des fuites, pour renforcer l’opérationnalité.

Toutefois, le DG de CAMWATER, Blaise Moussa de préciser que cette transformation structurelle de l’entreprise sera mise en œuvre progressivement. Pour ceux qui y voient un accroissement des charges, il soutent que : « Nous avons eu à travailler à la soutenabilité budgétaire dans le déploiement des postes, afin de nous assurer de réels gains de productivité dans le déploiement des équipes et des fonctions. » Et d’ajouter : « C’est donc cette reformulation et une reformation structurelle et opérationnelle qui fait que désormais, même les mentalités changent en interne, avec un impact évident sur l’externe à savoir, la relation client et les relations avec les prestataires, et autres parties prenantes ». Autrement dit, ce changement ne porte pas sur une intention de jugement des individus, mais davantage vers une ambition de faire une transformation structurelle positive au profit des populations et des objectifs de politique publique. D’ailleurs, le DG de CAMAWATER y voit un changement important de mentalité et une mise en place d’outils de pilotage et d’opérationnalisation modernes conformes aux standards internationaux dans le domaine de l’art bet des métiers concernés. Et de conclure : « Au total, ce nouvel organigramme est porté vers la bonne gouvernance, mais aussi vers la performance, et davantage vers la responsabilité sociétale de l’entreprise qui est celle de l’Etat, parce que nous sommes le patrimoine de l’Etat à 100 % ».
Mathieu Nathanaël NJOG



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