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Le DG prescrit l’accélération de la digitalisation du système informatique du port de Douala-Bonaberi



PORT AUTONOME DE DOUALA

Dans les couloirs du Port Autonome de Douala, l’heure n’est plus aux procrastinations administratives ni aux conciliabules d’arrière-boutique. Face aux exigences impitoyables du commerce maritime mondial, lors de la séance de travail du 22 juillet 2026, le Directeur Général Cyrus Ngo’o a tranché : l’accélération de la digitalisation du Système d’Information Portuaire (SIP) doit s’imposer comme un impératif catégorique. En reléguant le vieux progiciel CARGO aux oubliettes de l’histoire logistique, l’assise portuaire du Wouri engage une mutation structurelle à 6,8 milliards de FCFA. Une révolution du « Smart Port » à l'épreuve des faits, passée au crible des opérations réelles et du feu vert managérial.


C'est une vérité d’évidence que les navigateurs du commerce extérieur camerounais connaissent jusqu'à la corde : la valeur d'un port ne se mesure plus seulement au tirant d'eau de ses chenaux ou à la puissance de ses portiques de quai, mais bien à la vitesse d'éclair avec laquelle circule la donnée immatérielle. Au Port Autonome de Douala (PAD), le temps des registres volumineux, des tampons encreurs poussifs et des chaînes de signature interminables tire irrévocablement à sa fin. Le 22 juillet 2026, lors d’une séance de travail de haute volée avec le partenaire technique, nnovendi Data Technologies & Communications et ses collaborateurs de la Direction des Systèmes Informatiques (DSI), le Directeur Général, Cyrus Ngo’o,a a prescrit avec une fermeté doctrinale l’accélération de la dématérialisation des procédures portuaires vient de franchir un cap critique, marquant l'avènement progressif du nouveau Système d’Information Portuaire (SIP). Tenue dans les sanctuaires décisionnels du PAD, elle a permis d'ausculter l'état d'avancement de ce chantier névralgique. Lancé officiellement le 14 novembre 2024, le point d'orgue calendaire de ce projet pharaonique est fixé au 14 octobre 2026. L'objectif avoué est sans ambiguïté : remiser définitivement l'ancien logiciel CARGO, devenu technologiquement obsolète et perméable aux déperditions d'efficacité pour hisser l'infrastructure portuaire de Douala-Bonabéri au niveau des hubs maritimes les plus compétitifs de la planète.

Le périmètre technique du nouveau SIP, minutieusement disséqué lors de cette réunion d'évaluation par M. Fissou Zoulna, Directeur des Systèmes d’Information Adjoint, dessine les contours d'une véritable architecture intégrée. Conçu sur la base des standards internationaux les plus rigoureux, le SIP ne s’apparente pas à un simple replâtrage informatique, mais bien à un reformatage organique de toute la chaîne de valeur portuaire. Le spectre fonctionnel embrasse la totalité des nœuds névralgiques du port : - La gestion optimisée des escales : de l'annonce du navire en rade au pilotage précis de son accostage ; - Le suivi exhaustif de la marchandise : traçabilité de bout en bout des conteneurs et des vracs ; - La facturation et le recouvrement automatisés : éradication des contestations tarifaires et sécurisation maximale des flux financiers ; - Le paiement électronique des redevances : interconnexion fluide avec les modules bancaires ; - La régulation des accès portuaires et le booking camions : planification stricte des rendez-vous des transporteurs routiers pour éradiquer les embouteillages légendaires aux portes du port. - L'Épreuve du Terrain : Premiers Enseignements de la Phase Test. Loin des spéculations théoriciennes, le nouveau SIP a été jeté dans le grand bain opérationnel. Après plusieurs mois d'ingénierie et de conception algorithmique, la plateforme a entamé le 3 juillet 2026 deux semaines d'expérimentation grandeur nature.

 

Le grand saut vers l’intelligence numérique et le SIP de la rupture

Le déploiement progressif a impliqué directement les directions internes de l'autorité portuaire (RDR, DEX, DCAP, DFC) ainsi que les partenaires privés fondamentaux que sont les aconiers et les consignataires. Le bilan opérationnel parle d'un système qui a immédiatement trouvé ses marques : 53 escales traitées, 26 manifestes capturés, 26 factures émises et de multiples services aux navires administrés via l'interface unifiée. Ces chiffres de montée en charge ne relèvent pas du simple symbole, ils apportent la preuve formelle de la robustesse architecturale du système. En centralisant la donnée sur un guichet unique collaboratif et sécurisé, le SIP élimine de facto les ruptures de charge informationnelles qui grevaient jusqu'ici le temps de passage des marchandises. Au terme de cette revue d'étape, Cyrus Ngo’o n'a pas caché son intransigeance positive. S'il a vivement félicité les équipes multidisciplinaires mobilisées au chevet du SIP, le Directeur Général du PAD a immédiatement assorti ses louanges d'injonctions fermes. La conduite du changement ne tolèrera aucun passager clandestin. « Un système d'information n'a de valeur que par l'appropriation sans réserve qu'en font ses utilisateurs. Le SIP doit cesser d'être un projet d'ingénieurs pour devenir le réflexe quotidien de chaque agent portuaire. »

Pour garantir une intégration organique, le patron du PAD a prescrit trois directives majeures : - Une implication accrue de tous les acteurs : refus absolu de toute résistance au changement ou de l'entretien de circuits parallèles traditionnels. - L'intensification de la formation jusqu'à la certification : structuration de modules d'apprentissage approfondis pour ériger de véritables « référents métiers » capables de guider leurs pairs. - La généralisation impérative du SIP : obligation faite à l'ensemble des structures internes et des usagers externes d'abandonner sans délai les saisies redondantes au profit du portail unique. Cette transformation digitale profonde ne s’opère pas ex nihilo. Elle s'inscrit dans le cadre plus vaste du programme « Smart Port » de Douala-Bonabéri, dont le coût global s'élève à 6,8 milliards de FCFA. Cette enveloppe colossale finance l'infrastructure socle de connectivité globale et de dématérialisation. Sur le plan du partenariat technique et financier, le modèle retenu fait preuve d'une agilité remarquable. Le PAD s'est adossé au partenaire technique Innovendi Data Technologies & Communications pour le déploiement d'un réseau hybride et unifié (4G dédiée, Internet des Objets - IoT, et services numériques haut débit). Fait marquant dans le paysage de la gouvernance publique : le financement est entièrement supporté par le partenaire privé dans le cadre de la modernisation globale du PAD. Ce partenariat public-privé garantit l'alignement strict des intérêts et l'obligation de résultat.

Légende : Les représentants du partenaires  Innovendi Data Technologies & Communications

Impact direct sur la compétitivité et les délais de passage

Pour les opérateurs économiques, importateurs et exportateurs de la sous-région CEMAC, le SIP est porteur de retombées sonnantes et trébuchantes. Le calendrier de déploiement, ordonnancé en trois phases (Infrastructure réseau socle, Intégration du SIP unique, puis centralisation et interconnexion globale avec la Douane, les banques et le GUCE), cible prioritairement la destruction des goulots d'étranglement. Au final, il sera question d’atteindre les objectifs fixés : - Le « Zéro Papier » par la dématérialisation intégrale de la liasse documentaire accélère radicalement les formalités administratives et de dédouanement. - La réduction du temps d'attente en rade puisqu’il permettra la planification automatisée des escales et de l'emboîtement des services aux navires, afin que le séjour des navires au mouillage soit drastiquement réduit. - La suppression des surcoûts logistiques facilitera un passage accéléré des marchandises aux portes du port et se traduira par une baisse directe des frais de magasinage ainsi que des pénalités de surestaries, restaurant ainsi la compétitivité de l'économie nationale. - La traçabilité et la sécurisation des recettes avec le verrouillage des circuits de facturation, ce d’autant plus que le SIP va étancher les fuites financières tout en offrant aux armateurs et chargeurs une visibilité en temps réel sur la localisation de leurs cargaisons. À travers ce projet structurant, le Port Autonome de Douala ne se contente pas de faire sa mue numérique : il confirme sa volonté inébranlable de bâtir le port intelligent de demain, garant de la souveraineté économique du Cameroun et du rayonnement logistique de la sous-région.

Mathieu Nathanaël NJOG,

Grand Reporter / Anaglyphe & Analyse Stratégique

 
 
 

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