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Le Ministre des Travaux Publics évalue le niveau d'exécution des travaux de reconstruction à plus de 91%

FALAISE DE DSCHANG-SANTCHOU

Emmanuel Nganou Djoumessi a effectué une visite de travail à l'Ouest le 19 mars 2026 pour évaluer l'état d'avancement et la qualité des travaux de reconstruction de la route passant sur la Falaise de Dschang-Santchou donnant sur la régionale R0606 : Bamougoum-Dschang-Santchou exécutés par l'entreprise chinoise CFHEC. Au terme de cette descente sur le terrain, il a déclaré le taux d’avancement à plus de 91% à quelques encablures de l’entrée de la petite saison de pluies qui va perturber sérieusement la suite du chantier.




Sur le site de la Falaise de Dschang-Santchou, sur la régionale R0606 Bamougoum-Dschang-Santchou, les travaux de reconstruction des 367m de route effondrée exécutés par l'entreprise China First Highway Engineering Corporation (CFHEC) pour un coût estimé à 3,033 milliards de FCFA avance allégrement malgré l’énorme retard. Les travaux en cours consistent à construire une route 2x2 avec un tracé qui réduit la sinuosité et le linéaire du tronçon. Lors de sa dernière descente sur le terrain le 19 mars 2026, le Ministre des Travaux Publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, a pu apprécier l'évolution des travaux en cours sur la Falaise de Dschang-Santchou. Lancés le 15 mars 2025 pour une durée de quatre (04) mois, soit une durée des travaux largement consommée, les responsables de l’entreprise adjudicataire du marché justifie ce gros retard par le fait que les travaux sont exécutés dans un environnement naturel contraignant caractérisé par une forte pluviométrie, l'instabilité du sol et la présence des ravins. Selon la mission de contrôle, les équipes de l'entreprise CFHEC mobilisées disent avoir intégré une technologie innovante qui consiste à la construction d'ouvrages avec une solution géotechnique déjà définie, et comprenant la mise en place d'un grand remblai renforcé par géo-synthétique dont la durée de vie est estimée à près de 100 ans.

Une approche dit-on qui est appelée à servir de référence, avec l’élaboration instruite d’un manuel de mise en œuvre au bénéfice des ingénieurs et techniciens du BTP. En dépit de cette note rassurante, le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a prescrit une densification des moyens matériels pour accélérer les travaux. Il a également insisté sur la nécessité de préserver les acquis, alors que 55 strates sur 63 sont déjà réalisées. L’objectif étant de sécuriser l’ouvrage et anticiper les effets des pluies. A côté de la Mission de Contrôle, le Laboratoire géotechnique du MINTP est également présent sur le chantier pour assurer la contre-expertise nécessaire pour garantir la qualité des matériaux et des ouvrages exécutés conformément aux prescriptions contenues dans le cahier de charge. Conformément, aux investigations topographiques, études géotechniques, hydrologiques et hydrauliques menées avec l’appui du Laboratoire National de Génie Civil. « Ces contraintes sus-évoquées ne sont pas un facteur limitant à la livraison des travaux dans les délais raisonnables », a rassuré le Chef chantier. A cet effet, il a été instruit au Laboratoire Géotechnique du MINTP de veiller aussi à l’application des instructions données pour engager la végétalisation des talus, notamment à travers l’utilisation du bambou de Chine, sous réserve de la validation technique préalable. Globalement, le Ministre des Travaux Publics a déclaré que : « outre l’attente impatiente du rétablissement de la circulation sur ce tronçon, le projet laisse entrevoir une infrastructure moderne et attrayante ».



Ce d’autant plus que la qualité des aménagements déjà visibles à l’instar de la construction d’un mur de soutènement de grande hauteur en béton armé dans le but de renforcer la stabilité de l'infrastructure, et la voie de contournement mise en service offrent un aperçu de l’ouvrage final, qui ne laisse pas les usagers indifférents. A l’instar d’une élite très critique de ce département de la Ménoua dont on connait la verve : « Il faut Féliciter l'évolution du travail », a indiqué Benjamin Zebaze. Rappelons que c’est depuis le 5 novembre 2024 que l’accès de la Falaise de Dschang-Santchou est rendu impossible à la suite de deux éboulements successifs survenus dans la même journée. Une catastrophe qui avait fait des dizaines de morts et plusieurs disparus. Au dernier décompte officiel, on est à 14 morts avec la dernière dépouille découverte en janvier 2026 lors de ces travaux et 12 disparus. Au-delà de ce double affaissement dramatique du sol sur la falaise, il faut dire que l’étroitesse de ce tronçon était déjà la cause de plusieurs accidents récurrents de la circulation qui avaient fait plus de morts que ces deux éboulements successifs. La plus meurtrière était celle impliquant le 21 janvier 2021 un camion transportant des produits pétroliers qui avait fait au total 58 morts. Plus encore, entre juin et septembre 2024, quelques mois avant cette catastrophe, les statistiques de la presse indiquait qu’il était enregistré 21 morts et plus de 200 blessés. Vivement la livraison de ce chantier qui est le trajet idéal pour les automobilistes d’aller réciproquement les villes de Douala et Bafoussam, Douala et Mbouda et Douala et Bamenda.



Mathieu Nathanaël NJOG

 
 
 

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