Le Président engage les membres à passer de la mandature de l’apprentissage à la mandature de l’action
- Mathieu Nathanael NJOG

- 21 févr.
- 4 min de lecture
CONSEIL REGIONAL DU LITTORAL
L’Organe délibérant du Conseil régional du Littoral nouvellement élu pour la deuxième mandature (2025-2030) est réuni depuis le 17 février 2026, pour la deuxième fois après la session de plein droit du 16 décembre 2025 afin de tenir la quatrième session ordinaire de l’année 2025 consacrée au vote du budget au titre de l’année budgétaire 2026. Elle a été précédée par la cérémonie d’installation dans leurs fonctions des membres du nouveau Bureau du Conseil Régional. Une occasion pour le Président du Conseil de définir sa feuille de route dans la perspective de fixer le cap des cinq prochaines années.

Prévue pour se tenir au quatrième trimestre de l’année 2025, la session ordinaire consacrée à l’adoption du budget au titre de l’exercice 2026 n’avait pas pu se tenir au regard de l’ambiance du calendrier électoral fait de l’élection présidentielle d’octobre, de la crise post-électorale qui s’en est suivie et de l’élection des Conseils régionaux arrivés en fin de mandat. Donnant ainsi l’opportunité aux membres du Conseil Régional nouvellement élus de se réunir pour cette session qui aurait pu être la dernière de la mandature de l’ancien conseil. A cet effet, le Gouverneur de la Région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua de leur rappeler que : « Si la session de plein droit était celle de la légitimité, celle de ce jour, est résolument celle de la responsabilité ». Parce que ces assises marquent une étape nouvelle, voire une étape décisive, et impulse une dynamique certaine dans l’action de cette institution. Dans cette perspective, le Conseil régional du Littoral de cette deuxième mandature va bénéficier pour l’examen et le vote du budget de l’analyse de l'ensemble des ressources, en termes de recettes, ressources qui ont été ventilées dans Ie respect des quotas prescrits par Ia loi, d'une part, et dans le respect, d'autre part, du principe constitutionnel d'équité et de solidarité territoriales. Ce qui augure des vents favorables qui annoncent dans le projet du budget un boom de plus de 400% par rapport au dernier budget.
Toutes ces ressources font une enveloppe de manière cumulée de recettes qui va chercher dans un de douze milliards, sept cent quatre-vingt-cinq millions, quatre cent soixante-treize mille, cent huit (12785473108) francs CFA, au titre des recettes du Conseil Régional du Littoral pour le compte de l’exercice 2026. En effet, il va tenir compte de la mise en route de la loi n° 2024/ 020 du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale qui projette des recettes fiscales de six cent cinquante-cinq millions, cent soixante-treize mille, cent huit (8 655 173108) francs CFA. A laquelle va s’ajouter des recettes fiscales deux milliards (2 000 000 000) de francs CFA, d’une dotation multisectorielle inscrite dans le BIP du MINDDEVEL, aux un milliard, cent trente millions, trois cent mille (1 130 300 000) francs CFA ; des dotations transférées par les administrations sectorielles au titre des ressources transférées, en compensation de l'exercice des compétences transférées, ainsi que d’un milliard (1 milliard) de francs CFA inscrits dans Ie budget du MINFI au titre de la Dotation Générale de la Décentralisation (DGD) pour le fonctionnement. Si ce budget était voté dans une perspective de revalorisation avec d’autres financements extérieurs, le Président Polycape Banlog s’est engagé « à la réalisation sans faille de l'ambition d'amélioration continue des conditions de vie des populations de la Région du Littoral ».

Le budget va connaître un boom de 400% par rapport au précédent
A cet effet, il a engagé le Bureau du Conseil régional nouvellement élu et installé quelques heures plus tôt qui a connu la reconduction du Président ; Polycarpe Banlog ; de la 1ère Vice-président Mme Evelyne Sono Epoh Epse Mpoudi Ngolle et des entrées que sont le 2è vice-président, SM Gaston Epée Mbodi ; des Questeurs Mme Rebecca Ndedi Mangan et Andrien Ekoka ; des Secrétaires Thoams et Wandji SM Eugène Jacques Raymond Matanda dont il a été doté des véhicules flambant neufs pour mener à bien leur mission ; mais aussi tous les membres du Conseil régional qui sont reconduit à près de 70% de passer de la mandature de l’apprentissage, pour entrer de plein pied dans Ia mandature de l’action. Raison pour laquelle, le Gouverneur de la Région, représentant de l’Etat a tenu a tenu à les indiquer que : « Les défis et les enjeux majeurs à relever résident dans vos capacités à transformer vos divergences d'approche en une sérénité rassurante au service de nos populations ». Et pour cause le boom annoncé du budget 2026 prend un caractère historique et inédit. Et devrait se traduire par des réalités palpables dans les voltes de santé, d'éducation, de sport et de décentralisation. C’est pourquoi, le Gouverneur de la Région, Samuel Dieudonné IVaha Diboua a invité le Bureau exécutif et le Conseil régional dans son ensemble à la sérénité dans la consommation des crédits.
Car, le budget de 2026 ne devrait pas souffrir des pesanteurs abstractives. Et les procédés de passation des marchés devront être exécutés dans le respect des délais légaux et impartis. Ceci en vue de la réalisation efficace et efficiente d'un grand nombre de projets au cours du premier semestre, du regard à l'impact négatif du climat sur leur réalisation. Dans cette perspective, Le Président du Conseil Banlog qui avait fait de sa première mandature la promesse principalement de relier tous les quatre départements (Wouri, Nkam, Moungo et Sanaga-Maritime) de sa région par des routes même reprofilées, promesse qu’il n’a pas tenu malgré qu’il ait doté tardivement son institution du matériel logistique approprié, malheureusement, il a dû faire face au déficit du personnel qualifié, en a profité pour s’engager à nouveau de manière solennelle pour un nouveau contrat social : « Croyez-moi, je m’engage, dès ce jour, à œuvrer année après année, à une exécution optimale de nos différents budgets, à une consommation complète des ressources mises à dispositions ainsi qu'à une réalisation suivant les règles de l'art et dans les délais impartis, des projets qui seront inscrits dans nos différents budgets qui, comme l’indique la nomenclature, constitue mon personnellement ». Surtout que le taux d’exécution des projets a été très en déca des objectifs. C’est dire que le premier budget de cette mandature qui sera voté à l’issue de ces assises est un acte de souveraineté qui va imposer un devoir d'excellence.
Mathieu Nathanaël NJOG



.jpeg)
Commentaires