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Les opérations coup de poing lancées par Eneo font démanteler de vastes réseaux de branchements illégaux

FRAUDE SUR LE SERVICE DE L’ELECITRICITE

Depuis le 16 mars 2026, Enéo Cameroon a engagé de jour comme de nuit en application des orientations du Ministère de l’Eau et de l’Energie les opérations intensifiées de lutte contre la fraude sur l’ensemble du territoire national. Les nombreux cas de branchements illégaux démantelés ont permis de découvrir des réseaux maffieux savamment organisés de fraude qui affectent le service public de l’électricité et font perdre chaque année près de 60 milliards de FCFA.





Dans le cadre de la renationalisation d’Eneo Cameroon par le rachat officiel de  95 % du capital d’ENEO au fonds Actis, pour un montant de 78 milliards de FCFA, le Ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), Gaston Eloundou Essomba a affirmé que « Cette signature marque la reprise effective du contrôle d’ENEO par l’État du Cameroun. C’est une étape indispensable pour engager les réformes d’urgence nécessaires à la stabilisation du secteur électrique. » Notamment une volonté de remettre de l’ordre dans le secteur de l’électricité et lancer une restructuration en profondeur. Ce d’autant plus que le diagnostic clair a révélé que le vrai problème, c’est le déséquilibre financier. Car le secteur est fragilisé par un déséquilibre financier profond, à l’origine : des retards de paiement aux producteurs (Nachtigal, Kribi, Memve’ele), des tensions avec SONATREL, des difficultés opérationnelles persistantes. Pour redresser durablement le secteur, le plan d’urgence du Gouvernement prévoit : - Le refinancement de la dette d’ENEO, - La lutte contre la fraude qui représente près de 15 % des pertes, soit la somme de 60 milliards de FCFA par an. Parce qu’il est désormais envisagé pour améliorer la trésorerie et stabiliser les paiements d’amener « tout le monde à payer sa facture, y compris les entités publiques. » En application de ce plan gouvernemental, l’entreprise en charge de la distribution de l’électricité au Cameroun, en application des orientations du MINEE a lancé depuis le 16 mars 2026, sur l’ensemble du territoire national, avec l’appui des éléments des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO) des opérations coup de poing de lutte contre la fraude sur le service de l’électricité.

Cette mobilisation qui s’intensifie activement sur le terrain de jour comme de nuit permet chaque jour de sur le triangle national de traquer les branchements illégaux, démanteler les réseaux organisés de fraude et rétablir l’équité entre tous les usagers du service public de l’électricité. Par exemple à Yaoundé, les opérations menées dans plusieurs quartiers ont permis de mettre au jour de nombreux cas de fraude à l’électricité. C’est le cas au marché Mvog-Mbi, au niveau du Centre Christo, les équipes ont procédé à la déconnexion d’une salle de jeu, d’un domicile et d’un Secrétariat de bureautique alimentés frauduleusement. Dans le quartier Obili, notamment dans la zone de la Chapelle, les contrôles ont révélé plus de 17 boutiques alimentées directement par des branchements frauduleux, tandis qu’au carrefour TKC, au moins 30 ménages étaient connectés illégalement au réseau électrique. Au quartier Nylon Nlongkak, derrière l’agence ENEO de Nlongkak, les équipes techniques ont découvert plusieurs cas de piquage direct sur le réseau électrique, réalisés à l’aide de différentes sections de câbles électriques telles que 4/16 mm, 4/25 mm et 2/16 mm. Selon les premières constatations, un seul baron de la fraude alimenterait à lui seul près de 300 ménages, voire jusqu’à 400 foyers à travers un réseau clandestin de branchements. À Nkolndongo, ancien site SODECAO, un branchement frauduleux encastré dans un mur en agglos a été découvert par les équipes techniques. Par ailleurs, une chambre froide alimentée directement sur le réseau a été identifiée, les propriétaires ayant fermé les lieux et quitté les installations avant l’arrivée des équipes. Dans un autre cas, un abonnement abandonné avec un impayé de 500 000 FCFA continuait d’être exploité à travers un branchement direct. Au quartier Ngoa-Ekélé, une ligne directe alimentant plusieurs boutiques à proximité du CETIC de Nkoa-Ekele, avec une charge estimée à environ 60 ampères a été découvert.






60 milliards de FCFa de pertes par an

Simultanément, à Douala, ces opérations ont également permis de détecter et de démanteler différents réseaux de fraude dans plusieurs quartiers de la ville. Les équipes techniques ont notamment découvert un shunt extérieur reliant directement un compteur prépayé au disjoncteur, une pratique visant à contourner le système de comptage de l’énergie. Au Rond-point Dakar, dans un Motel, un client a été identifié pour reconnexion frauduleuse systématique après chaque coupure, ce qui a conduit au démantèlement du dispositif et à la remise d’un Avis de Coupure. Dans la zone de Nylon Tergal, non loin de l’hôpital, les équipes ont mis à nu un important réseau de fraude, dont la source d’alimentation a été démantelée. Un autre foyer de fraude a également été identifié derrière le poste de police situé au carrefour Terminus Saint-Michel, où une dizaine de box et de boutiques étaient connectées illégalement au réseau électrique. Dans le quartier de PK5 Tractafric, un important foyer de fraude dans un immeuble alimenté par deux sources d’électricité a fait voir une alimentation normale et une ligne frauduleuse, cette dernière ayant été neutralisée. Dans la zone de New-Bell Tractafric, les contrôles ont également permis de constater des installations dangereuses au-dessus de certaines habitations ainsi que des cas d’immeubles disposant de compteurs mais fonctionnant parallèlement avec des lignes frauduleuses. Au marché New-Deido, plusieurs cas de piquage direct sur le réseau électrique ont été identifiés et démantelés.

Les équipes de contrôles ont également constaté plusieurs formes de fraude, notamment des quincailleries alimentées en direct malgré la présence d’un compteur, des compteurs détraqués ou non fonctionnels alors que les installations étaient alimentées, ainsi que des lignes parallèles et des branchements directs dissimulés dans les installations électriques. En somme, il ressort que les fraudeurs sont des personnes qui posent un acte physique, construisent des faux réseaux, modifient les liaisons électroniques ou logiciels du système de comptage ou accomplissent des transactions, ayant pour objet ou pour effet de soustraire de l’énergie électrique en dehors des quantités mesurées par le compteur, de corrompre le fonctionnement normal du compteur, de causer la rupture des scellements ou du plombage du compteur et/ou de fausser l'évaluation financière des énergies consommées. Donnant ainsi lieu dans plusieurs localités, à des individus communément appelés : barons de la fraude. Ils se présentent comme des intermédiaires capables de fournir de l’électricité illégalement ou de manipuler les installations. « Je rappelle aux populations que ces personnes n’agissent pas pour le compte des autorités ni des opérateurs du secteur électrique. Payer ces intermédiaires expose les clients à des sanctions et à des risques graves d’accidents électriques. Chaque citoyen peut accéder légalement à l’énergie en se régularisant simplement auprès des Agences de la société Eneo », déclare Gaston Eloundou Essomba, le Ministre de l’Eau et de l’Energie.





Les Barons de la fraude gagnent du terrain

Tous ces cas de fraudes démantelées illustrent l’ampleur du phénomène de fraude à l’électricité qui fragilise le système électrique national et pénalise les consommateurs respectueux des règles. Le Ministère de l’Eau et de l’Énergie rappelle que l’électricité n’est pas gratuite et que chaque usager doit s’acquitter du paiement de l’énergie qu’il consomme. Les contrôles engagés se poursuivent et s’intensifient tous les jours sur l’ensemble du territoire national, afin d’assainir durablement le secteur et de garantir un service public de l’électricité plus fiable et plus équitable pour tous. A cet effet, Eneo Cameroon dit se réjouir de l’appui renforcé des pouvoirs publics dans cette lutte qui a vocation à être une cause nationale. Parce que cela pourra avoir un impact positif sur la sécurité des populations ainsi que sur l'amélioration de l'investissement et du service électrique. La lutte contre la fraude est une bataille qui doit être menée par tous : Eneo, l’ARSEL, l’ensemble des acteurs du secteur électrique, les pouvoirs publics, les clients, les associations de consommateurs, les chefs religieux, les commerces et les établissements scolaires. « La fraude n'est pas un moyen pour payer moins cher, c'est un danger public qui appauvrit le secteur de l’énergie et endeuille des familles. Et au final la Fraude coûte cher ! », affirme Amine Homman Ludiye, Directeur Général d’Eneo




Mathieu Nathanaël NJOG

 
 
 

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