Un renforcement des capacités des partenaires agréés pour plus d’efficacité et d’impact en 2026
- Mathieu Nathanael NJOG

- 29 avr.
- 5 min de lecture
ONU FEMMES CAMEROUN
Un atelier de renforcement des capacités organisé par l’Agence Camerounaise de l’organisation onusienne, ONU FEMMES se tient à Douala depuis le 29 avril et s’achève le 1er mai 2026. Il regroupe des partenaires agréés et potentiels, parmi lesquels des partenaires institutionnels et des Organisations de la société civile qui seront directement impliqués dans l’exécution efficient et efficace du programme d’action 2026 visant globalement à réaliser les égalités de genre.

Au sortir de l'atelier de la revue annuelle 2025 de la coopération entre le gouvernement du Cameroun et ONU Femmes qui a permis de dresser le bilan de la mise en œuvre du programme de l'année dernière et de définir des orientations pertinentes pour renforcer l’impact des actions futures notamment l’exécution du programme d’action 2026, il s’est avéré judicieux pour l’Agence onusienne d’organiser un atelier de renforcement des capacités des partenaires agrées au regard des recommandations concrètes, et réalistes formulées afin de contribuer à l’amélioration efficiente et efficace, mais aussi à la cohérence et la durabilité des intervention de ONU femmes au Cameroun. Surtout qu’il en est ressorti que malgré les défis actuels liés au contexte international, à la rareté des ressources, ONU FEMMES CAMEROUN a réalisé plus de 60% des objectifs fixés en 2025. Pour améliorer cette performance, ONU FEMMES CAMEROUN organise du 29 avril au 1er mai 2026 à Douala un atelier de renforcement de capacités des partenaires agréés aussi bien gouvernementaux que des organisations de la société civile (y compris les organisations féminines ou les organisations de défense des droits des femmes) et les collectivités locales qui seront directement impliqués dans la réalisation du programme d’action 2026.

Rôle essentiel des partenaires
Cette formation aura contribué à offrir une compréhension accrue et harmonisée du mandat de l’Organisation onusienne, sa stratégie de mise en œuvre, et ses procédures. Dans la perspective d’accroitre leur efficacité et contribuer à leur positionnement stratégique et opérationnel. Pour la Représentant résidente de ONU FEMMES CAMEROUN, Marie Pierre Raky Chaupin, cet atelier revêt une importance particulière parce qu’affirmera-t-elle : « Les partenariats sont au cœur du modèle d’intervention de ONU Femmes ». Et d’ajouter : « Nos résultats dépendent non seulement de la qualité de nos stratégies, mais aussi de la capacité collective de nos partenaires à mettre en œuvre efficacement les programmes, dans le respect des standards de performance, de transparence et de redevabilité ». Autrement dit, cette session qui est placée sous la supervision du Ministère de l’Economie, de la Planification, et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), représenté et facilitée par l’équipe d’ONU Femmes Cameroun n’est pas une simple activité de formation. Elle constitue un investissement stratégique dans la qualité de l’exécution programmatique, dans la performance institutionnelle et dans la durabilité des résultats escomptés.
Plus spécifiquement, il était question pendant ces trois jours de : - Renforcer leurs connaissances sur la logique programmatique de l'Organisation basée sur le triple mandat. - Les outiller sur les procédures administratives et financières de l'Organisation, la politique de communication et de visibilité à considérer lors de la mise en œuvre des activités, les exigences d’ONU Femmes en matière d’éthique (PSEA et fraude) et d’audit ; - Discuter des difficultés et défis éventuels sur les plans programmatique, administratif, institutionnel et financier liés au partenariat avec ONU Femmes et anticiper sur les solutions appropriées. Il n’a pas fait de doute que « Le renforcement des capacités est donc une condition essentielle pour garantir une exécution harmonieuse, efficiente et crédible des accords de partenariat », précise Gabriel Tchokomokwo, Responsable des programmes de ONU FEMMES CAMEROUN. Cette rencontre qui est devenue traditionnelle depuis quatre ans a été un espace franc d’échanges afin que les parties prenantes arrivent ensemble à des solutions pratiques. Evidemment dans ses domaines prioritaires que sont : - L'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et des filles ; - L’autonomisation économique des femmes ; - Prévenir et répondre aux violences basées sur le genre ; - Promouvoir la participation des femmes aux instances décisionnelles ; œuvrer pour les droits de l'homme, l'action humanitaire des femmes affectées par les crises, et pour la paix et la sécurité en faveur des femmes.

Partenariats stratégiques
De ce fait, sur le plan de la rédaction des projets, les participants ont appris que pour maximiser la chance de la validation de leur soumission, ils devront éviter d’évoquer les problèmes génériques, mais de leurs spécifiés, donner des indicateurs à la fois sur les hommes et les femmes, et de formuler les objectifs à atteindre. Dans l’élaboration du budget, ils doivent s’appuyer sur une budgétisation sensible au genre c’est-à-dire adapter dans la planification budgétaire de manière à concrétiser l'intégration genre. Mais aussi en tenant compte des besoins des garçons et des filles. Parce qu’un « Un projet sans prise en compte du genre peut aggraver les inégalités », a précisé Valerie Mengue. Par ailleurs, et pas des moindres, il leur a été rappelé que l’aspect de l’inclusion est indispensable dans la prise en compte des populations bénéficiaires. Par rapport aux procédures de gestion, gestion programmatique, gestion financière, une fois que les organisations reçoivent les fonds mis à leur disposition, elles ont le devoir de redevabilité, de transparence, de faire un bon reporting, et s'assurer que toutes les activités planifiées sont effectivement réalisées, et comment est-ce que le contrôle est fait. Ce d’autant plus que les fonds que les Nations Unies mettent à la disposition des partenaires sont des fonds publics, et donc ce sont des fonds sujets à des audits et à des contrôles.
Toute chose qui démontre que les partenaires agréés ne sont pas uniquement des exécutants de projets, mais des partenaires stratégiques, des relais institutionnels, des acteurs de changement et des catalyseurs de transformation sociale. « Le travail que vous réalisez sur le terrain permet à des milliers de femmes et de filles d’accéder à des opportunités économiques, à la protection, à la justice, à la participation citoyenne et à la dignité », a souligné Marie Pierre Raky Chaupin. Il était donc crucial que toutes les parties soient prêtes, pour concrétiser cette ambition commune, pour une mise en œuvre efficiente du Programme pour 2026 et au-delà. Car leur ambition commune est de bâtir des partenariats performants, responsables et transformateurs. « Nous avons mis la formation au cœur de nos actions pour nous assurer que chaque année, nous réunissons tous nos partenaires qui sont en train de mettre en œuvre des projets en partenariat avec nous, partager l'information, les former et nous assurer que les projets vont se dérouler tel que planifiés, que les objectifs seront atteints, mais également que l'éthique dans la gestion, la transparence, la compatibilité, et la redevabilité, tous ces principes sont respectés ».
Mathieu Nathanaël NJOG



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